Documentaires

Rock’N’Roll Circus part two



« Gimme Shelter », c’est l’histoire du … :

Plus grand groupe de rock (à l’époque) qui rencontre la mort du flower-power.

 

 

« Gimme Shelter », Meilleur Film … ou pas?

Gimme Shelter s’impose comme un vrai documentaire sur le rock, loin des clichés.

Qui d’autres incarnent le rock sinon les Stones themselves ?

Le film narre la tournée américaine des Rolling Stones en 1969. Le pedigree sulfureux du groupe ne rassure pas les organisateurs et encore moins les autorités.
Leur ambition : orchestrer le Woodstock de la côte ouest.

Après d’âpres négociations, le show aura lieu sur le circuit automobile d’Altamont.

Là encore, tout ne se passe pas comme il faut : la scène est petite et trop proche du public.

Les Rolling Stones sont invisibles, trop occupés à se défoncer dans leur caravane. Pendant que Keith se refait l’intérieur des narines, Jagger se délecte d’un Jack Daniels.  Dehors, la température grimpe en flèche.

Les Hells Angels imposent leur autorité, autoproclamés service d’ordre privilégié des 4 British rock’n’rolleux.

La peur et l’angoisse s’installent (don-don).

Le concert débute tant bien que mal. Puis les Stones font leur apparition et entonnent mal à l’aise leurs succès.
La foule s’écarte. Elle s’affole. Quelque chose se passe au loin. On voit Jagger cherchait du regard l’origine de la bousculade.
Des gestes violents, des coups qui pleuvent et une queue de billard qui s’abat violemment sur un noir-américain, soupçonné d’avoir sorti une arme. Prétexte ?

Conclusion :

Voilà, la légende est né ce jour-là. « Sympathie for the devil » prend alors tout sa dimension satanique. Les Rolling Stones incarnait le Mal. Ce soir-là, c’est un groupe abasourdi qui ne parvient pas à ramener le calme.

Début du film, ils sont tous confrontés aux conséquences de leurs actes.

Les historiens du rock (si, si, il y a une histoire du rock) qualifient ce moment comme charnière : Altamont marque la fin définitive d’une période insouciante, libérée de ses carcans, la mort du Summer of love, la chute du pouvoir des fleurs. La réalité est revenue plus forte, plus violente sur fond de guitares électriques.

Le film se termine sur les Stones qui regardent dans leur studio le crime de Meredith Hunter.

« Tell me, baby, what’s my name
Tell me, sweetie, what’s my name
Wow, wow… ».

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  • Je connais l’histoire, mais ne connaissait pas le film. Je tâcherais de me procurer ça 🙂

  • Miss_Kan

    Tout comme barmad, je n’ai pas vu ce film.
    Mais au vu de ton écrit, ca donne clairement envie de le visionner !

    Un plaisir à lire cet article ; )