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BREAKING BAD: RICINE POUR TOUT LE MONDE!


La vie de Walter White, un père de famille discret, prof de chimie, bascule le jour où son médecin lui diagnostique un cancer en phase terminale, avec une espérance de vie de moins de deux ans. Inquiet pour l’avenir de sa famille, Walter décide d’utiliser ses compétences en matière de chimie pour monter un laboratoire de méthamphétamine, afin d’assurer aux siens un avenir financier. Associé à Jesse Pinkman, l’un de ses anciens élèves, devenu trafiquant de drogue à la petite semaine, Walter produit une méthamphétamine d’une qualité incomparable, qui fait bientôt de lui une figure incontournable du milieu…

  • Réalisateur(s): Vince Gilligan
  • Acteurs principaux: Bryan Cranston, Aaron Paul, Anna Gunn, Dean Norris, Betsy Brandt, RJ Mitte, Bob Odenkirk
  • Date de sortie: 2008-2013
  • Nationalité: Américaine
"SAY MY NAME"

« SAY MY NAME »

Que dire de plus sur cette série Culte qui n’a pas déjà été dit?? Cela relève du domaine du compliqué tant la richesse de cet univers à été dépeint par les critiques les plus assidus. Il y’a du nouveau pourtant, un an pratiquement plus tard, au moment ou j’écris ces lignes, le dernier épisode de Breaking Bad venait conclure une saga hallucinante avec ses quelques dix millions de téléspectateurs figés devant leurs écrans. A l’approche du lancement de la série dérivée préquelle de Breaking Bad, « Better Call Saul »,  basée sur la vie de Jimmy McGill avant qu’il ne devienne Saul Goodman rencontrant Walter et Jesse, il reste plus qu’a faire le bilan, et revenir en arrière sur cette mythologie des « cuisiniers de méth ».

"HEISENBERG" roi du Nouveau Mexique

« HEISENBERG » roi du Nouveau Mexique

Qui pouvait croire que le créateur des X-Files, Vince Gilligan pouvait donner vie à une série considérée aujourd’hui comme phénomène culturel à travers le monde, sorte de fresque contemporaine, inclassable et adulée? La réponse est simple, lui seul. Car à l’époque déjà, dans les années 90, il avait le premier deviné et su que le futur proche serait composé de fictions destinées à la télévision dominant bientôt les productions Hollywoodiennes destinées elles, au Grand écran. Il confirmera cela 20 ans plus tard avec son el dorado créatif qu’a pu lui apporter « Breaking Bad ».

Suivre le basculement vers le côté obscur d’un homme à la vie et au comportement ordinaire, qui rejeté par une société castratrice, décide au fur et à mesure que ses malheurs de vie s’accumulent, d’intercepter le destin, et d’y saupoudrer, une sorte de pouvoir belliqueux, condiment épicé qui va s’avérer être apprécier par ce dernier… Bryan Cranston se métamorphosant au simple Hal de Malcolm en véritable Scarface de la banlieue d’Albuquerque, et bien plus loin encore! Un jour j’ai lu un article sur Walter White qui au plus juste du personnage disait ceci (« Il y’a De quoi faire de lui un authentique méchant. Surtout si on considère que jamais ce dernier ne perd totalement son humanité, même si souvent on le pense perdu à tout jamais. Jamais il ne se défait de sa dualité, ce qui le rend encore plus fascinant et dérangeant. Avec Tony Soprano, Walter White est l’un des seuls de son espèce, dans une société où la censure et l’uniformisation pourrissent bien souvent des démarches artistiques entières, pour les transformer en hybrides tout moisis, indignes de leur concept (voir la fin de Dexter). Et ça, à notre époque, c’est très fort. »).

En effet cela touche, révèle et relève exactement l’essentiel de ce personnage de cette série, et de son osmose clairvoyante, et ayant une main mise complète sur la ligne directrice du projet, que Gilligan touché par la grâce, à aucun moment ne va finir par se trahir sur l’autel de l’argent facile, ou du scénario laissé a l’abandon par trop de prérogatives données par les producteurs attitrés. Du coup, Il va même vers la fin de la dernière saison, obtenir les pleins pouvoirs de la part d’AMC et de Sony, tellement le show remplit le cœur et les cases de chaque fan posté devant sa télé.

 

"Duo mythique du petit écran, récompensé à juste titre d'un Emmy award chacun"

« Duo mythique du petit écran, récompensé à juste titre d’un Emmy award chacun »

Terminons simplement cette chronique en évitant les louanges dithyrambiques déjà bien avancées, pour nous concentrer sur un épisode charnière, celui qui est le parfait instant entre le avant (Walter white père de famille cancéreux) et le après, (Heisenberg ayatollah du Nouveau Mexique) évènements qui vont prendre formes, impliquant pratiquement tous les enjeux narratifs entre Walter et Jesse. Cet épisode, c’est bien entendu pour tout fan qui se respecte, le numéro 10 de la saison 3, intitulé « La mouche »!! Et dire qu’a la base les scénaristes, n’eurent pas d’autre choix que de laisser nos deux « cookers » bloqués dans leur salle de fabrication de méthamphétamine, pendant 47 longues minutes d’un épisode (l’un des meilleurs à l’arrivée) qui  par manque d’un coût budgétaire restreint nos acolytes dans cette partie là bien précise de la série!! Du coup nous voyons évoluer un Walter White amoindri d’avoir passé une nuit blanche à chasser « l’intruse », ennemie qui pourrait crée une future contamination potentielle au cœur du laboratoire, mouche disgracieuse (pléonasme) donnant du fil à retordre, à nos deux compères.

Au détour de dialogues savoureux, on peut également apercevoir un plan séquence saisissant ou du haut d’une plateforme, perché, Walter white tente d’assener un coup de balai manqué, puis tombe, face la première sur une cuve, terminant sa dégringolade au sol, aplati par son manque de réussite et de sommeil. La récompense pour beaucoup, remise aux Emmy Awards serait éventuellement due, à la performance de Bryan Cranston dans cet épisode.

DECOUVRONS LA BANDE ANNONCE:

 

 

 

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Mise en scène 100%
Scénario 100%
Acteurs 98%
Ambiance sonore 97%
Ambiance générale 100%
Vote final

"Les Soprano", The Wire", "Deadwood", Peu de séries telles que celles-ci, arrivent a se classer au panthéon du cultissime en si peu de temps. "Breaking Bad" les rejoints, avec une immense classe, ne voulant jamais la mort dans l'œuf, Gilligan se réclame un créateur de l'exploit, celui de savoir orienter sa vision scénaristique dès le début de l'aventure, jusqu'au climax final qui jamais ne défaille , ne lâchant prise à aucun instant, proclamant l'amour de ses personnages, si attachants, et si complémentaires... Car comme le dit Jesse Pinkman au détour d'un épisode charnière "Personne n'est bon ou mauvais Mr White, on est juste ce qu'on est..."

Note finale 99%
Note des Lecteurs
1 votes
90