Nos avis Ciné

Trust [Critique]


Trust, c’est l’histoire d’une … :

gamine qui n’a pas conscience de la malice des violeurs qui traînent sur le net et en particulier dans les chats d’ados. C’est aussi l’histoire d’une relation père-fille à travers ce drame. Le pitch n’est peut-être pas très alléchant mais le Ross de l’époque de Friends a plus d’un tour dans son sac !

Trust, Meilleur Film … ou pas?

David Schwimmer est marqué à vie par ce rôle extraordinaire (c’est le fanboy qui parle) de Ross, l’un des 6 protagonistes de Friends , mais peu de gens savent qu’il est apprenti-réalisateur depuis l’âge de 15 ans ! (il a d’ailleurs réalisé un paquet d’épisodes tout au long des 10 saisons de cette Sitcom au succès planétaire).

Pas évident d’entrer enthousiaste dans la salle mais ce sentiment disparait plutôt vite lorsque l’on voit apparaître en « surimpression » sur les premières images, les textos et discussions qu’a Annie, adolescente de 14 ans interprétée par la très talentueuse Liana Liberato. Plutôt couillu pour une séquence d’ouverture, la méthode sera reprise par petites touches tout au long du film sans être lourde .

Sans grande prouesse mais avec beaucoup de justesse, la réalisation est efficace. On s’attache vite à Annie et son père (sa mère étant aussi de la partie mais avec un rôle bien moins important) et on ne peut s’empêcher de se tordre (au moins intérieurement) à la moindre réplique de cet homme que l’on ne verra que le temps de son acte impardonnable. Doté d’un très bon rythme pour un sujet aussi dur, entre la folie du père qui cherche à venger sa fille et l’amour aveugle que porte Annie à son agresseur en passant par le regard des autres à l’école, le film couvre toutes les facettes de ce drame qui bouleverse la vie d’une famille sans avoir de temps mort.

Conclusion :

Trust est un film auquel vous pouvez faire confiance. Avec un message fort, un jeu d’acteur de très bon niveau et une mise en scène efficace, je peux vous assurer que plus d’un en ressortiront avec l’envie de montrer ce film à toutes les jeunes filles qui passent leur temps sur leur ordinateur. Cette deuxième réalisation de David Schwimmer donne envie d’aller jeter un oeil à Run, fat boy, run (son premier long-métrage) et laisse suggérer du bon pour la suite, reste à trouver une marque de fabrique, un style, et le grand acteur deviendra aussi un grand réalisateur, j’en suis persuadé. (fanboy encore? hum… peut-être :p)

!!! Comme toujours une bande-annonce qui spoil bien comme il faut !!!

[dailymotion xe8k54 640 360]

email

  • héhé : « trust est un film auquel on peut faire confiance »… bien vu ! 🙂
    j’ai trouvé ce film plutot réussi moi aussi… c’est le 1er film de « ross » que je vois, et j’avoue qu’il m’a impressionné pour le coup… et je ne savais pas qu’il réalisait depuis si longtemps !

  • Il a l’air intéressant en effet. Petite question, l’image que tu as mise montre une communication virtuelle importante, est ce que c’est mis en opposition avec un soucis a communiquer avec les gens dans la vraie vie ?

    • Neo

      Non non, justement pour une fois on a pas le stéréotype : « personne qui tchat = personne qui s’enferme sur son ordi et qui arrive pas à parler aux autres » ce n’est pas non plus une gamine en déprime ou en crise d’ado. C’est une gamine comme les autres qui va juste sur des réseaux pour parler avec ses copines et aussi des étrangers. C’est justement là une forte qualité dans le choix du caractère du personnage compte tenu du message qu’à voulu faire passer David Schwimmer.

  • D’accord, je voulais pas dire tchat = asociale mais plutôt qu’elle se « réfugie » dans le tchat pour pouvoir discuter plus librement, car avec les inconnus, il n’y a pas la crainte du jugement…

    • Neo

      finalement, on ne se pose même pas la question du pourquoi elle est sur un chat, on est dès le début sur la relation déjà bien entammée et au final la discussion tourne vite au flirt virtuel :p

  • Okay bah je regarderais ça quand je tomberais dessus.

  • Lopocomar

    A voir dans le même style d’histoire, l’excellent et dérangeant Hard Candy avec Patrick Wilson et Ellen Page. J’en rédigerais une critique sous peu.