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The program : Trajectoire d’un homme déchu


Découvrez toute la vérité sur le plus grand scandale de l’Histoire du sport : le démantèlement du programme de dopage qui a fait de Lance Armstrong une légende. De la gloire à l’humiliation, The Program retrace le parcours de la star du Tour de France. Véritable thriller, le film nous plonge au cœur de la folle enquête qui a conduit à sa chute.

  • Réalisateur(s): Stephen Frears
  • Acteurs principaux: Ben Foster, Guillaume Canet, Chris O’Dowd
  • Date de sortie: 16/09/2015
  • Nationalité: Britannique, Française
La chute d'un homme...

La chute d’un homme…

Très peu présents au cinéma, les biopics (documentaires ou fictionnels) sur des sportifs sont malheureusement bien trop rares dans nos salles, malgré leur intérêt indéniable, et leur qualité bien souvent. Après le sublime « Rush » (2013), c’est donc Stephen Frears (qui s’était déjà essayé au biopic royal, avec triomphe, avec « The Queen ») qui s’y re-colle avec ce film qui retrace l’incroyable histoire de Lance Armstrong, entre ascension irrésistible et descente aux enfers. Le film qui prend appui sur l’adaptation du livre « 7 pêchés capitaux » écrit par le journaliste David Walsh, se déploie sur les points de vue différents, entre l’enquête de Walsh et le mensonge qu’essaie de cacher à tout prix Armstrong.

La première réussite du film réside en ce rôle principal accordé à Ben Foster, fortement ressemblant au sportif, et absolument bluffant dans sa performance. A l’inverse, celle de Guillaume Canet dans le rôle du médecin Ferrari est désastreuse, en particulier ce doublage affreux (j’ai vu le film en VF). Toujours sur le fil, « The program » est une solide reconstitution des faits, parfaitement adapté aux néophytes. Car même si l’histoire d’Armstrong est connue, Stephen Frears vulgarise le jardon médical, technique et sportif pour rendre son film « grand public ». Si le film peut parfois paraître assez lisse, le réalisateur refuse avant tout de trancher entre la part de lumière d’Armstrong (sa lutte contre le cancer et la création de sa fondation pour les enfants malades) et sa part d’ombre (le dopage et l’omerta qu’il tenait sur son peloton).

Assez passionnant dans l’ensemble, « The program » nous plonge au coeur de la course (sa mise en scène utilisant parfaitement les diagonales, et qui semble s’inspirer du cinéma de son compatriote Danny Boyle) et qui fait ressentir une tension et cette descente inexorable. On peut regretter en revanche que la partie psychologique du personnage ne soit pas suffisamment explorée, Frears reste un peu en surface du personnage (les 1h43 est peut-être un peu court pour une trajectoire pareille) et un autre défaut, lié surtout au rythme du récit (on sait comment cela va se terminer) et le tout manque singulièrement d’enjeux dramaturgiques.

BANDE ANNONCE DU FILM :

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SCENARIO 73%
MISE EN SCENE 84%
ACTEURS 87%
PHOTOGRAPHIE 85%
BANDE SON 83%
APPRECIATION GENERALE 79%
Vote final

Même si le choix de Stephen Frears de ne pas trancher entre la part d'ombre et de lumière de Lance Armstrong est quelque peu contestable, et peut donner l'impression d'un film un peu lisse, "The program" est une plongée fascinante et adaptée aux néophytes au sujet du dopage dans le sport, le tout parfaitement incarné par Ben Foster.

Note finale 81%