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The finest hours : Le naufrage façon Disney


Le 18 février 1952, l’une des pires tempêtes qu’ait jamais connues la côte Est des États-Unis s’abat sur la Nouvelle-Angleterre. Elle ravage les villes du littoral et détruit tout sur son passage, y compris deux pétroliers de 150 mètres. Le SS Pendleton et le SS Fort Mercer, en route respectivement pour Boston (Massachusetts) et Portland (Maine), sont littéralement brisés en deux. Les équipages restent piégés à l’intérieur des navires voués à sombrer rapidement. Le premier assistant mécanicien Ray Sybert, officier responsable à la poupe du Pendleton, réalise très vite qu’il lui appartient de prendre en charge des marins terrifiés et de les amener à travailler ensemble pour maintenir le navire à flot le plus longtemps possible. Alors que les garde-côtes de Chatham (Massachusetts) font de leur mieux pour aider les pêcheurs à protéger leurs bateaux de la tempête, ils apprennent que les deux pétroliers en détresse dérivent au large du cap Cod. Le premier maître Daniel Cluff, récemment nommé à la tête du poste de secours, envoie immédiatement à la rescousse le bateau de sauvetage CG 36500, sous le commandement du capitaine Bernie Webber. Ce dernier et son équipage de trois hommes se lancent dans une périlleuse mission à bord de leur embarcation sous-dimensionnée au regard des éléments déchaînés, un canot de bois de 11 mètres.

  • Réalisateur(s): Craig Gillespie
  • Acteurs principaux: Chris Pine, Casey Affleck, Ben Foster
  • Date de sortie: 24/02/2016
  • Nationalité: Américaine

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Les catastrophes maritimes ont souvent inspirées le cinéma. On pense bien sûr à « Titanic » (dont on a entendu la musique tout à l’heure), mais aussi à « Poséidon », « All is lost », « Invincible » ou dernièrement du brillant « Au cœur de l’océan » de Ron Howard. C’est cette fois Disney qui, avec un budget conséquent de 85 millions de dollard, s’attaque à une autre histoire vraie en pleine mer. Puisque « The finest hours » nous raconte finalement la façon dont des gardes-côtes ont risqué leur vie pour porter secours à un équipage d’un pétrolier, pris au piège par une tempête, en 1952. Le film se présente comme une double intrigue, avec d’un côté le naufrage annoncé de ce pétrolier avec cet homme, Sybert (Casey Affleck) qui tente des opérations audacieuses de la dernière chance pour tenter de sauver ses hommes. De l’autre côté, ce garde-côte Bernie Webber (joué par Chris Pine), auquel on suit d’abord ses aventures amoureuses, puis va prendre la décision d’aller sauver cet équipage en périlleuse posture.

Je n’attendais pas grand chose de cette production, alors que je suis friand de films catastrophes, la faute à une communication autour du film très faible, et une distribution peu nombreuse. Et c’est pour cela que le film ne m’a paru si décevant que cela. Visuellement, le film n’est pas top (notez que j’ai vu le film en 2d), certaines séquences révèlent trop l’image de synthèse raté. Même si certaines séquences peuvent se révéler impressionnantes, on a parfois le sentiment de voir un téléfilm de milieu d’après-midi plutôt qu’à un blockbuster de cinéma à grand spectacle. De plus, on a beaucoup de mal à rentrer dans ce film assez long au démarrage avec cette intrigue trop présente du garde-côte au début du film qui annule la tension autour de ce pétrolier. Le vrai problème du film étant à mon avis sa durée (de presque 2 heures), car lorsqu’a lieu l’opération de sauvetage sur fond d’héroisme, où les garde-côtes vont devoir prendre en charge une trentaine de personnages dans un canot onçu pour en transporter une dizaine, le film décolle enfin dans sa dernière demie-heure, où l’on se prend d’intérêt pour cette mission de sauvetage, certes pas très originale et prévisible, mais l’on se demande si les protagonistes vont tous survivre. On peut regretter que les acteurs soient également si peu charismatiques et trop transparents. La mise en scène de Gillespie parvient par intermittence à retranscrire la tension et la détresse des personnages, alors que certaines séquences frisent clairement l’invraisemblance.

 

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SCENARIO 62%
MISE EN SCENE 66%
ACTEURS 65%
PHOTOGRAPHIE 63%
EFFETS SPECIAUX 58%
APPRECIATION GENERALE 57%
Vote final

Sans être un ratage, « The finest hours » est un divertissement honorable, sans toutefois parvenir à sortir du lot, la faute à une constante impression de déjà-vu et un classicisme forcené, sans grandes surprises.

Note finale 61%