Nos avis Ciné

Steve My King – Opus 2


Guet-Apens, c’est l’histoire d’ … :

Un beau taiseux qui monte un coup qui ne se passe pas comme prévu…

 

 

Guet-Apens, Meilleur Film … ou pas?

« Le Guet-Apens » c’est d’abord un livre, « The Getaway » de Jim Thompson.

Un Américain, auteur de polars,  qui signera parmi les plus légendaires séries noires,  auxquelles le cinéma de style doit beaucoup.
Pour l’anecdote, c’est Duhamel, alors directeur de la Série Noire, qui traduit et publie  « Pop. 1280 » (la version française perd 5 habitants et devient 1275 âmes !) et qui donne au cinéma « Coup de Torchon » de Tavernier.
« A Hell of a woman » donnera « Série Noire » de Corneau avec Dewaere et « The Killing » se verra attribuer une très bonne adaptation « L’Ultime Razzia », un des premiers films de S. Kubrick.

Pour « The Getaway »,  c’est Sam Peckinpah qui s’y colle.

Il est l’homme de la situation.

Lui qui sait filmer la violence si joliment :  le bonhomme a réalisé « La Horde sauvage », western d’une profonde mélancolie et utraviolent pour l’époque et « Chiens de paille ».
Le pitch n’est pas renversant : le film narre un braquage manqué, suivi d’une chasse à l’homme organisée par les commanditaires, le complice et la police.
L’homme c’est Doc McCoy (Steve MacQueen) : il est teigneux, pas causant, amoureux et une fois, seulement une fois, fragile.
Sa cavale sanglante est entachée par la présence de sa femme, qui parait si idiote, et qui  fait preuve d’un grand réalisme.

Steve McQueen est impériale de justesse, Ali McGraw sensationnelle de beauté.

Conclusion :

Assurément un bon film de genre : le polar.

C’est dure, alambiqué, avec des femmes, des flics mauvais, des gangsters aussi ridicules que violents et un mec  qui veut tout faire pour s’en sortir et qui se retrouve inévitablement dans un guet-apens.

 

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  • Ramblin Rose

    Désolé pour mon silence… Avant de donner mon avis je dois parfois revoir certains de ces films…