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SANS RETOUR: BORN ON THE BAYOU


En 1973, en Louisiane, un petit groupe d’hommes de la Garde Nationale se déplace pour une marche de reconnaissance dans les bayous. Ils empruntent des pirogues abandonnées afin de traverser un lac. Pour plaisanter, l’un de ces soldats de fortune pointe son arme chargée à blanc vers la rive et tire. Les propriétaires des embarcations, des chasseurs cajuns, répliquent et tuent le chef de l’escouade. Commence alors une impitoyable chasse à l’homme…

  • Réalisateur(s): Walter Hill
  • Acteurs principaux:
    Keith Carradine, Powers Boothe, Fred Ward
  • Date de sortie: 1981
  • Nationalité: Américaine
"Survival au pays des Cajuns"

« Survival au pays des Cajuns »

A la base je voulais chroniquer « The Warriors », du grand Walter Hill, ou même encore « Le bagarreur » avec Charles Bronson, mais bon finalement mon choix va se porter sur le génialissime « Sans retour », qui demeure mon préféré dans ce triptyque énoncé de l’excellence!

Walter Hill fait parti de ces réalisateurs très injustement, peu cité, du certainement à l’emprise du temps sur la mémorisation collective de nos derniers grand auteurs cinématographiques. Pourtant cet immense personnage avant d’être le formidable réalisateur que l’on connait, à tout d’abord écrit et co-écrit les scénarios des trois premiers « Aliens » ainsi que « Guet apens » de Sam Peckinpah, rien que ça!

"ambiance joviale et piège à ours"

« ambiance joviale et piège à ours »

« Sans retour » conserve une trame similaire à celle de son film précédent et succès, « The warriors ». En effet des hommes d’une moyenne, et difficile catégorie sociale, aux tempéraments, tous bien exacerbés, se retrouvent à être des proies traqués par la faune érectile locale, du à une erreur plus ou moins involontaire de leur part, devant pour la cause, quitter le point A ou la folie meurtrière s’engage, pour retrouver le point B, espoir salvateur de délivrance. Mais entre ces deux points, il faudra crapahuter, sacrifier, et apprendre à connaître comme son titre l’indique, le point du non retour mental exercé par la pression psychologique de la thématique.

Sur ce point rare sont les « Survival » capables d’investir pleinement l’écran avec leurs aspects anxiogènes, leurs puissances viscérales et leurs forces visuelles, ou le complément de l’image demeure le parfait ancrage d’une histoire fonctionnelle. La musique de Ry Cooder , ajoute au panorama étouffant de Sans retour, une ambiance sclérosée et pentatonique.

"Jambalaya party"

« Jambalaya party »

En d’autres termes « Sans retour » est un film incroyable sur la manière d’instaurer une ambiance suintante, avec des personnages hauts en couleurs et charismatiques. La sauce prend dès les premiers instants, pour ne plus vous lâcher, et au fur et à mesure que la troupe se fait vilipender, les derniers survivants de l’instant se retrouvent harceler dans un ultime folklore final au climax surréaliste et rageur, avec un montage et une ambiance oppressante millimétrée, superbe métaphore sur la connerie humaine dans l’atmosphère « guerroyante » de celle -ci….

 DECOUVRONS LA BANDE ANNONCE:

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Réalisation 87%
Mise en scène 88%
Acteurs 86%
Ambiance sonore 88%
Ambiance globale 91%
Vote final

Un "survival" classé culte, à ranger juste à côté du "Délivrance"de John Boorman pour le thème et l'ambiance, une expérience sensitive, ou le réalisateur s'empare du cadre et assène un découpage de son histoire avec une élégance et une maîtrise folle. Son sens inné de la direction créative, que l'on voit peu ou plus dans les films actuels, permet au "Sans retour" De Walter Hill de rester dans les mémoires presque 35 ans après sa première sortie cinéma....

Note finale 88%
Note des Lecteurs
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