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Ouija : Motus et bouche cousue…


Après avoir perdu Debbie, son amie d’enfance, dans des circonstances atroces, Laine tombe sur une vieille planchette Ouija dans la chambre de Debbie et tente alors d’y jouer pour dire « Au revoir » à la disparue… Pour l’heure, seul Pete, petit copain de Debbie, accepte de l’aider. Convaincue qu’il ne peut s’agir d’un suicide, Laine mène l’enquête et découvre que l’esprit convoqué par la planchette se fait appeler « DZ » et tient à poursuivre la partie coûte que coûte…Tandis que des événements de plus en plus étranges se multiplient, Laine sollicite l’aide de sa sœur cadette Sarah, de son amie Isabelle et de son petit copain Trevor.

  • Réalisateur(s): Stiles White
  • Acteurs principaux: Olivia Cooke, Ana Coto, Daren Kagasoff
  • Date de sortie: 29/05/2015
  • Nationalité: Américaine
Ennuyeux...

Ennuyeux…

Premier film du réalisateur Stiles White (qui avait jusque là œuvré en tant que scénariste dans « Prédictions » (2009) et « Possédée »), « Ouija » est avant tout le premier film d’horreur produit par la compagnie de jouets Hasbro (qui a produit des blockbusters plus que contestables tels que « Transformers », « G.I joe » et « Battleship »). De plus, il faut préciser qu’avant d’être un film, « Ouija » est d’abord un « jeu » pour convoquer les esprits, une table de spiritisme que l’on avait déjà vu dans « Paranormal activity » entre autres. Tous ces indicateurs n’incitaient guère à l’optimisme, d’autant que le distributeur Universal sort ce film très en retard par rapport aux Etats-Unis, où le film était sorti à la période d’Halloween.

Malheureusement, comme on pouvait le craindre, « Ouija » est un film que l’on rangerait plutôt du côté des dernières productions horrifiques décevantes, tels que « Sinister », « Rec 4 », « Annabelle » ou encore « Mister Babadook ». Et ce, malgré un démarrage plutôt convaincant, où le suicide inaugural est bien mené, et donne l’atmosphère du film. Mais malgré la performance honorable d’Olivia Cooke, que l’on suit dans la série télé « Bates Motel », le film peine à séduire tant il semble constamment tourner en rond (les 2/3 du film repose sur le « Pourquoi l’amie s’est suicidée? »), et tant on a beaucoup de mal à s’attacher à ces personnages d’une fadeur inouïe. Le slasher habituel se déroule sous nous yeux, et en réalité, le spectateur s’en fichera un peu de savoir qui mourra en premier. 

Mais le gros problème de « Ouija » reste surtout le cruel manque de scènes flippantes (hormis 2-3 légers tressautements et la scène de la couture de la bouche qui est sans doute, l’image représentative du film) et le manque de surprise mêlé au manque de saveur qui semble devenir une règle ces derniers temps, tant les bons films d’horreur demeurent rares.(La dernière référence du film d’horreur serait peut-être le premier « Insidious », les « Paranormal activity » ou encore le remake de « Evil dead »).Ici, « Ouija » n’atteint jamais (ou rarement) à transmettre ni l’ambiance effrayante d' »Insidious », ni le scénario du slasher démoniaque à la « Evil dead ». Espérons que « Pyramide », produit par Alexandre Aja, et qui sortira la semaine prochaine, sera meilleur…

L'ennui profond

L’ennui profond

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SCENARIO 57%
MISE EN SCENE 58%
ACTEURS 56%
BANDE SON 57%
TROUILLOMETRE 41%
APPRECIATION GENERALE 57%
Vote final

Si le film est marqué de bonnes intentions, "Ouija" tourne rapidement à vide en développant un scénario sans surprise, et où finalement le film rentre vite dans l'ennui et l'oubli immédiat. Après ce nouvel échec, il faudra que la compagnie de jouets Hasbro s'interroge sur l'intérêt de produire de tels objets...

Note finale 54%