Nos avis Ciné

Ma vie de chat : Enfantin


Tom Brand est un milliardaire qui a consacré sa vie à son travail et à sa réussite. Sa carrière trépidante l’a éloigné de sa femme Lara et de son adorable fille Rebecca. Pour l’anniversaire de cette dernière, Tom n’a d’autre choix que de lui offrir ce qu’il déteste par-dessus tout : un chat. En route pour la fête de Rebecca, Tom est victime d’un terrible accident et se retrouve mystérieusement coincé dans le corps du chat.
Répondant désormais au doux nom de Monsieur Fuzzypants, il est adopté par sa propre famille qui peine à maîtriser ce chat maladroit et peu obéissant… Tom va devoir tant bien que mal se faire à sa nouvelle condition tout en portant un nouveau regard sur son entourage. Il devra comprendre pourquoi il s’est retrouvé dans cette situation et tout mettre en œuvre pour reconquérir son apparence humaine.

  • Réalisateur(s): Barry Sonnefeld
  • Acteurs principaux: Kevin Spacey, Jennifer Garner, Robbie Amell
  • Date de sortie: 03/08/2016
  • Nationalité: Américaine

maviedechat

 

Nommé « Nine lives » en version originale en référence aux neuf vies que possèderaient les chats, la version française fut d’abord appelé « Les neuf vies de Monsieur Fuzzypants » avant de se renommer définitivement « Ma vie de chat ». Aux commandes de cette comédie féline, on retrouve Barry Sonnefeld, mondialement connu après « La famille Adams » (1991) mais aussi et surtout avec la trilogie « Men in Black » (dont le premier film a cumulé 590 millions de dollars de recettes, un score colossal!). Pour Barry Sonnefeld, il a fallu gérer pour ce film deux imprévus, d’abord l’allergie du cinéaste aux poils de chat, qui a contraint l’équipe de tournage à choisir des félins de la race des Forêts sibériennes, connue pour son pelage hypoallergénique. Le réalisateur a également dû faire face à un accident de tournage où il s’est fendu la paupière et a dû être suturé sur le plateau.

Dans la programmation familiale plutôt réduite de cet été, « Ma vie de chat » fait office d’exception, le tout enveloppé dans la tendance du moment de faire vivre aux animaux des émotions humaines (on pense notamment au film de Disney « Zootopie »). Le film débute en nous présentant Tom Brand, un milliardaire à qui tout réussit, mais qui néglige complètement sa famille. Sa fille réclamant sans cesse un chat pour son anniversaire, Tom finit par se rendre dans une boutique qui ne paie pas de mine, afin d’en acquérir un. Sauf que le mystérieux vendeur M.Perkins (joué avec brio par Christopher Walken) décide devant l’arrogance de Tom, de lui jeter un sort, c’est ainsi que ce dernier se retrouve quelques temps plus tard dans la peau de M.Fuzzypants, pendant qu’il se retrouve dans le coma suite à une chute.

Commence dès lors une comédie familiale et féline qui remplira son contrat auprès de sa cible jeune. Les facéties de M.Fuzzypants qui fera tout pour prouver à sa femme et ses enfants sa réelle identité de Tom Brand, amuseront grandement les enfants de 3 à 10 ans, même si avant cela, ils devront endurer un premier quart d’heure très long et assez incompréhensible sur les problématiques professionnelles complexes du personnage principal. Outre les enfants, les adultes risquent de trouver le temps long devant ce divertissement très classique, désservi par un scénario déjà vu, mais aussi par des effets numériques catastrophiques, loin du niveau des aliens de « Men in Black ». Les mouvements incohérents du chat, tout comme les cascades déçoivent, mais l’essentiel réside dans le message positif du film (marquée par l’importance fondamentale de la famille). Kevin Spacey signe une performance assez réjouissante dans son égoïsme exacerbé, proche de son rôle dans la série phare « House of cards ».

email
SCENARIO 62%
MISE EN SCENE 58%
ACTEURS 68%
HUMOUR 64%
BANDE SON 61%
APPRECIATION GENERALE 68%
Vote final

Malgré une idée de départ sympathique, « Ma vie de chat » reste un film très gentillet et peu inventif, zappant complètement l'aspect satirique qu'aurait pu comporter cette production qui s'adresse essentiellement aux enfants et aux amoureux inconditionnels des chats.

Note finale 63%