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Les marches du pouvoir [Critique]


« Les marches du pouvoir », c’est l’histoire de … :

La manipulation et le relationnel dans la campagne électorale présidentielle aux États-Unis. Alors que la bataille pour les grands électeurs de l’Ohio semble serrée, Stephen Meyers (Ryan Gosling), adjoint du directeur de campagne du gouverneur de Pennsylvanie (George Clooney) soutient aveuglément son candidat dont il est persuadé qu’il fera le meilleur président possible. Dans cette guerre propre, les mensonges, manipulations et autres corruptions circulent sans vergogne malgré certaines personnes qui défendent la loyauté.

« Les marches du pouvoir », Meilleur Film … ou pas?

Au début on nous lance pleins de noms, comme si c’était évident. « – Tu as vu ce que Michael a fait à Jack? – Oui mais j’ai eu un coup de téléphone de Boris qui m’a dit que Stéphanie était sur le coup ! – NON ! – SI ! » voilà. Clair comme de l’eau de roche. Bref ! Passé la première demi-heure où on se noie dans ce contexte et cette famille politique, les choses prennent une tournure bien moins saine que prévue.

L’amour y met son grain de sel, les adversaires semblent être amicaux, vos alliés ne le sont pas tant que ça et tout le monde tente de comprendre comment remporter ces grands électeurs, qui donnent une longueur certaine au vainqueur pour arriver derrière le bureau ovale.

Notre valeureux Clooney se lance alors dans de grands discours qui dénoncent tous les méfaits du gouvernement actuel alors qu’en backstage, tout est bon pour faire tomber ce trio de choc (gouverneur, conseiller et adjoint) qui semble avoir toutes les cartes en mains pour remporter les élections. On assiste alors à un bon mélange de clichés et de déjà-vu malgré un sacré twist, mais l’histoire n’est vraiment pas assez universelle pour intéresser profondément le spectateur outre-atlantique.

Clooney parvient tout de même avec cette 4e réalisation (et oui tout de même) à raconter cette grande histoire du déroulement des élections américaines sous un angle différent (le personnage sur lequel est centré l’histoire). Ryan Gosling qui commence à faire sérieusement ses preuves après Crazy stupid love et Drive n’a vraiment pas à rougir face à la montagne Clooney. Cependant, beaucoup de points restent trop obscurs et l’écriture est bien trop banale pour marquer les esprits différemment que n’importe quel autre film de critique politique.

Conclusion :

Vote blanc donc pour ce film qui parlera sans doute aux personnes du continent de l’oncle Sam, mais qui ne fera pas plus qu’enfoncer des portes ouvertes de la manipulation politique et qui ne m’aura en tous cas pas passionné.

!! ATTENTION AU SPOIL VIOLENT DE CETTE BANDE-ANNONCE !!
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