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L’ENFER DU DECOR



« Voyage Au Bout De l’Enfer », c’est l’histoire de … :

Trois jeunes immigrés américains partent au Viet-Nam, en reviennent, y restent, y repartent pour ne plus en revenir du tout pareils.

 

 

« Voyage au bout de l’enfer », Meilleur Film … ou pas?

Certains le considèrent comme un chef d’oeuvre et d’autres comme un film qui déformait l’Histoire.
Peu importe ces vaines disputes, c’est avant tout un succès auprès du public, même si ce film a ouvert plus de blessures que n’importe qu’elle autre film sur le Viet Nam.
Ce film raconte surtout que la guerre a touché la jeune classe laborieuse.

Ici trois ouvriers sidérurgistes sont brusquement envoyés à la guerre. Avant qu’ils ne partent, Steven a le temps de se marier, la cérémonie servant de cérémonie d’adieu. On entre ici dans une intimité : le mariage d’abord et les adieux.

Le film en devient donc plus dramatique car il rappelle ce que de nombreuses familles américaines ont vécu.

On retrouve les trois héros au Viet-Nam. Coup de feu, rizières, jungle et Viet-Cong.

Là n’est pas l’essence du film mais sa beauté intrinsèque qui le rend presque essentiel pour l’amateur de cinéma que je suis.

On assiste à des vrais morceaux de courage, renforcés par une incroyable interprétation : le mariage d’abord – on s’y croirait, nous sommes des invités discrets et muets – qui trouve son pendant dramatique dans la scène de la roulette russe – tout aussi réelle, terrifiante et si injuste.

Le débat critique sur ce film est ouvert : quand on peut le trouver parfois simpliste, avec une vision réduite de ce qu’a pu être réellement ce conflit, on doit reconnaître qu’il a été un des tous premiers films grand public à traiter de la guerre au Viet Nam.


Tous ceux qui ont vu ce film, au moins une fois, ne peuvent pas oublier les images indélébiles du mariage, de la roulette russe et la chasse au cerf dans les bois.

Il remporta l’oscar pour avoir, au final, raconté une histoire d’ouvriers qui sont partis faire leur devoir citoyen… Une banalité pour tout Américains lorsqu’il est convaincu de son bon droit.

Conclusion :

C’est sur ce film que se termine ma trilogie sur la guerre du Viet-Nam. Trois films, trois visions : un bon moyen de voir comment l’Amérique a traité son traumatisme.

Il me reste quelques films sur la guerre d’Algérie à voir ; avant d’entamer cette même étude sur la résilience de notre cinéma.

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