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LE LAUREAT: Ménage à trois


Benjamin Braddock, un étudiant fraîchement diplômé, ne sait pas quoi faire de son avenir. Lors d’une soirée mondaine chez ses parents où il vagabonde, il fait la connaissance de Mrs Robinson, l’épouse du patron de son père. La femme, d’âge mûr, entreprend de séduire le garçon et y parvient très rapidement.
Benjamin découvre les joies du sexe et profite de la situation du haut de ses 21 ans. Mais les choses se compliquent lorsque Monsieur Robinson demande à Benjamin de sortir avec Elaine, sa fille. Le jeune homme accepte et en tombe amoureux, s’attirant par la même occasion les foudres de Mrs Robinson. Cette dernière, folle de jalousie, décide d’empêcher leur union en proposant sa fille en mariage à un autre homme.

  • Réalisateur(s): Mike Nichols
  • Acteurs principaux:
    Anne Bancroft, Dustin Hoffman, Katharine Ross
  • Date de sortie: 1967
  • Nationalité: Américaine
"Le bourreau des cœurs malgré lui"

« Le bourreau des cœurs malgré lui »

Il était temps dans « nos meilleurs films » de rendre hommage à Mike Nichols qui vient de quitter cette terre désolée au bout de ses 83 hivers. Pour célébrer le génie cinématographique qu’il à apporter dans la sphère des cinéphiles dans ce monde, de son vivant, rien de plus simple que de s’attarder sur son chef d’oeuvre impérissable que peut être « Le Lauréat ».

Ce film touche comme une douce fraîcheur estivale sur le coin de vôtre joue, vous caressant au son d’un Simon & Garfunkel, la brise lente, et les gouttelettes d’eau de piscine harmonieuses balançant le chaud froid que procure une sortie de piscine à l’abandon de toute réflexion. Le lauréat, c’est la marche en avant du passage à l’âge adulte, phase qui va opérer et que va découvrir Dustin Hoffman, avec la découverte de l’érotisme, du sexe, et des travers et tracas que peuvent procurer le ménage à trois.

"Parfois être têtu , ça paye"

« Parfois être têtu , ça paye »

La tenace et provocatrice Mrs Robinson va tout déclencher, en provoquant le jeune pudique mais néanmoins éphèbe « lauréat », elle va de part sa fougue sensuelle et sauvage, pousser le vice de la provocation pour assouvir son désir sexuel. Mais portée par un alcoolisme mondain, et une névrose machiavélique, elle va perturber et faire dissonance dans le rythme simple et bêta du jeune premier

Mike Nichols fait part d’une géométrie incroyable, bardant son cadre de magie circulaire, de travellings vertigineux, collants au plus près de ses personnages (voir la scène de la piscine). Le chassé croisé va s’avérer caustique et drôle, parfois cinglant, dans ce jeu du ménage à trois tortueux et savant. Hoffman alors dans ses débuts va littéralement exploser après ce film, grâce à sa performance en demi-teinte qui cherche l’amour et l’appel de la vie.

"L'amour est sans limite"

« L’amour est sans limite »

Le film reste en place dans les mœurs et dans les cœurs de chacun, traversant le temps avec une classe dingue et une folle énergie débordante,  aucune faille à détecter niveau sincérité, le film traverse les âges avec grâce, on se surprend à chantonner « the sound of silence »  le générique se déroulant, la beauté du métrage peut se résumer à elle seule, avec ce plan désormais célèbre, ou la candeur de Dustin Hoffman passe au crible l’entre jambe de la cougar en plaine maitrise d’elle et de ses envies… Cette histoire fait du bien, au cœur, au moral, et au devenir….

DECOUVRONS LA BANDE ANNONCE:

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Réalisation 95%
Mise en scène 90%
Acteurs 95%
ambiance sonore 94%
Ambiance globale 92%
Vote final

The graduate de son titre originel, fait parti de ses films qui dès la première vision deviennent instantanément CULTE, au même rang que pu l'être en son temps "Vol au dessus d'un nid de coucou".

Note finale 93%
Note des Lecteurs
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  • GONCALVES Alexis

    Merci pour ces derniers articles, tous forts intéressants, et qui me donnent envie de découvrir ces films !!