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LA SOIF DU MAL: La marque du Diable


Double meurtre dans une ville frontière des Etats-Unis. Deux policiers, dont l’un utilise des méthodes peu orthodoxes, s’affrontent dans leur conception de la justice.
  • Réalisateur(s): Orson Welles
  • Acteurs principaux: Orson Welles, Charlton Heston,Janet Leigh
  • Date de sortie: 1598
  • Nationalité: Américaine

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"Magnifique couple à l'écran"

« Magnifique couple à l’écran »

« … Je conclus ce texte en vous implorant de tout cœur d’accepter ce modeste ornement visuel auquel j’ai consacré tant de jours de dur labeur. » Orson Welles.

C’est ainsi que Orson Welles clôture son film modestement, ne sachant pas qu’alors, à ce moment précis, il vient de faire l’équivalent de son « Citizen Kane », peut être même mieux pour certains, dont je fais parti actuellement! Avec « Touch of evil » (titre bien plus significatif et annonciateur quand on connaît la trame du métrage), Il va remoduler un scénario déjà établi, pour s’en emparer plus esthétiquement, puis en éradiquer un certain fond, pour le transfigurer dans une forme absolument époustouflante.

"Orson Welles à gauche, grimé pour le film"

« Orson Welles à gauche, grimé pour le film »

Car au dépit d’un jet scénaristique d’une convenu simple, mais tout de même habile, la force dont va s’imprégner Welles pour retrouver ses galons de réalisateur culte, va passer par une série élaborée de mise en place de plans et de scénettes les plus folles les unes ou autres! En effet le métrage commence par un plan séquence d’une maîtrise hallucinante, ou l’on voit le parcours de gens marchant dans une rue, pour finir sur les hauteurs de la ville. A peine abasourdi par la prouesse technique de son début, que le « film classé noir » de Welles s’enfonce dans tout une flopée de plans de caméra en plongée et contre plongée, courtes focales et cadrages insolites, allégorie narrative, proposant la noirceur de la ville, avec des ombres menaçantes, et éclairages malveillants. L’ambiance suffit à elle même pour palper toute la teneur du face à face entre les deux hommes charismatiques mis en place, je veux bien sûr nommer Orson Welles himself et Charlton Heston.

"L'enquête piétine"

« L’enquête piétine »

La soif du mal est un pur joyaux cinématographique, aussi graphique que minutieux, avec un vrai procédé transgressif, et des recours filmiques novateurs et inégalés pour l’époque. le film fût tourné pratiquement qu’en extérieur nuit, conférant au noir et blanc de mise, un grain et une image bien propre à lui. Se consolidant par des acteurs charismatiques et une mise en scène, digne des plus grands thrillers, « la soif du mal » ouvre la profondeur pour un genre d’une richesse infernale.

DECOUVRONS LA BANDE ANNONCE:

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Réalisation 96%
Mise en scène 93%
Acteurs 94%
Ambiance sonore 95%
Ambiance globale 97%
Vote final

Point d'orgue dans la carrière internationale de Orson Welles, "La Soif du mal" n'a rien à envier au Chef d'œuvre que peut être Citizen Kane, la dualité entre studio et réalisation au moment du tournage, qui transpire et que confère le film, est d'autant plus nostalgique, car au final dans ce rude combat Welles l'emporte avec une magie qui lui est propre, il s'en va écrire ici, le pilier fédérateur du "film noir" .

Note finale 95%
Note des Lecteurs
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