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LA 36EME CHAMBRE DE SHAOLIN: JASON TATANE


San Te est un modeste fils de commerçant qui vit sous le joug des mandchous. Suite à l’assassinat de sa famille entière, il décide de rejoindre le monastère de Shaolin afin d’y apprendre les arts martiaux et de défendre son pays.
Une fois arrivé au monastère, il se rend progressivement compte qu’il lui faudra parcourir un long chemin, physique et spirituel, pour appréhender le kung-fu. Et passer 35 chambres qui constituent autant d’épreuves sur la voie des arts martiaux…

  • Réalisateur(s): Liu Chia Liang
  • Acteurs principaux:
    Gordon Liu, Lung Chan, Norman Chui Siu Keun
  • Date de sortie: 1978
  • Nationalité: Hong-Kongaise
"chaussée au moine"

« chaussée au moine »

Le « Wu Xia pian » art combatif, sorte de Kung-fu au relent de  western chinois, ou chevaliers errants avec  sabres et  bâtons en guise de faire valoir s’affrontent. Discipline maîtresse des asiatiques, et maîtrisée plus particulièrement par les chinois, mandchoues, et moines en tous genres! Voilà de quoi elle va être faite cette extraordinaire 36ième chambre de Shaolin, puisant dans un art qui pour cette période bien précise va révolutionner pour toujours, le domaine du combat sur grand écran. La « 36ième chambre de Shaolin » c’est le parfait maillon en pur art martial, placé juste au milieu d’une solide chaîne avec pour point d’ancrage sur un bout le magnifique « L’hirondelle d’or » de King Hu en 1966 et à l’autre bout le plus récent « The Raid 2 » de Gareth Evans. Tout un pan entre ça et une imagerie fertile vont se développer dans l’histoire du cinéma agitant dans sa progression du combat de haute voltige, une pérennité  durant presque ces 50 ans séparant toutes ces œuvres, tendant la chaîne pour ses innombrables classiques.

" la sagesse par l'apprentissage"

 » la sagesse par l’apprentissage »

A cette époque dans un style réaliste et noble, le combat était approché par les réalisateurs comme un apprentissage de la sagesse, par le biais d’une violence exorcisée, mais toujours contrôlée. ici Liu Chia Liang à la fois réalisateur, chorégraphe, et acteur, nous transporte et nous submerge de par sa qualité oratoire exemplaire (les dialogues sont savoureux d’intelligence et de poésie fine) et arbore une fresque ostentatoire succulente (Les décors, et les scènes de combats sont proches de la danse chorégraphiée orchestrée avec une aisance folle et jalousive).

Cette force tranquille qui émane et fait briller le film de part en part se retrouve également dans ses deux suites « Retour à la 36ième chambre » et « Les Disciples de la 36ième chambre ». Car l’harmonie et la cohérence de ce sablier intemporel, ou s’égraine si lentement et avec force la véracité historique de cette trilogie au combien cultissime, nous transporte avec grâce, étant néophyte ou pas de cet art abdiqué . (Trilogie par ailleurs dépeinte par Quentin Tarantino himself comme « la meilleure de tous les temps » en terme de pur Kung-fu, l’ayant inspiré pour son diptyque « Kill Bill » un et deux….)

Si vous ne vous trouvez pas rassasié après avoir absorbé cette histoire de vengeance et de rédemption (thématique principale dans ce genre de films), je vous conseille de lorgner également du côté de la filmo du très grand « Chang Cheh » maître étalon du genre avec sa trilogie du vengeur au bras coupé! (Un seul bras les tua tous », « La rage du tigre », et « le bras de la vengeance ».)

DECOUVRONS LA BANDE ANNONCE:

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Réalisation 89%
Scénario 92%
Acteurs 87%
Ambiance sonore 92%
Ambiance Générale 92%
Vote final

Artisan épique"Gordon liu", alias Liu Chia Liang donne un souffle chatoyant (vous avez vu ça sonne comme un petit chat qui ronronne ce mot) et majestueux au "kung fu pian", mettant un grand coup de botte bouddhiste dans la motte de paille des moines philosophes, c'est trépidant de force et de sagesse, la quête et le parcours initiatique durant ces 36 chambres nous transporte au pays de la tatane haute et du point rouge au milieu du front sans aucun problème.

Note finale 90%
Note des Lecteurs
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