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Kingsman 2, le cercle d’or : Une suite explosive et rythmée


KINGSMAN, l’élite du renseignement britannique en costume trois pièces, fait face à une menace sans précédent. Alors qu’une bombe s’abat et détruit leur quartier général, les agents font la découverte d’une puissante organisation alliée nommée Statesman, fondée il y a bien longtemps aux Etats-Unis.
Face à cet ultime danger, les deux services d’élite n’auront d’autre choix que de réunir leurs forces pour sauver le monde des griffes d’un impitoyable ennemi, qui ne reculera devant rien dans sa quête destructrice.

  • Réalisateur(s): Matthew Vaughn
  • Acteurs principaux: Taron Egerton, Colin Firth, Mark Strong
  • Date de sortie: 11/10/2017
  • Nationalité: Américaine

En 2015, « Kingsman » avait connu un joli succès à sa sortie en salles, en rapportant plus de 400 millions de dollars de recettes dans le monde devenant alors le film le plus lucratif dans la carrière de Matthew Vaughn, devant « X-Men : le commencement ». Rien que ça ! En France, le premier opus a attiré pas moins de 1,6 million de spectateurs. D’un point de vue qualitatif, « Kingsman » avait su trouver la bonne formule en revisitant le cinéma d’espionnage façon « James Bond » doté d’un humour typiquement british. Pour cette suite, Vaughn a voulu faire le plus possible de grandes scènes d’action et de cascades sans nouvelles technologies.

Si l’univers des films d’espionnage est évidemment dominé par l’agent 007, bon nombre de films ont su trouver leur ton (0SS 117, Spy, Johnny English). Avec « Kingsman », Matthew Vaughn parvient sans doute à trouver la bonne variation. Pour cette suite, on retrouve le duo pilier du premier film, composé de Taron Egerton et de Colin Firth que l’on pensait mort à la fin de « Kingsman ». La bonne idée de Vaughn est de ne pas avoir fait une suite à l’identique comme cela se voit trop souvent dans les blockbusters franchisés où rien n’a changé. Ici, la menace est, certes, toujours planétaire mais aussi toujours plus proche des personnages principaux. Harry Hart (Colin Firth) a donc survécu, mais souffre d’une amnésie sévère où il reste coincé dans l’enfance. Parrallèlement, l’agent Galahad doit faire à la grande méchante de cette suite, Poppy Adams, incarné avec malice et diablerie par Julianne Moore, une sorte de Poison Ivy, qui sous un sourire avenant, dirige une sorte de Disneyland pour méchants. Un coin d’Amérique très cliché, où les agents décevants finissent hachés menus en steak hachés. Vaughn explique d’ailleurs que « Poppy a un optimisme très américain et une attitude amicale. Aussi méchante et malintentionnée soit-elle, elle est sympathique et souriante. Ses tenues traduisent ce contraste. »

Dès les premières minutes, ce « Kingsman 2 » dépote dans ses scènes d’actions, chorégraphiés avec un soin graphique irréprochable et une esthétique stylisée qui n’a rien à envier aux films asiatiques. Cette bagarre inaugurale lance le film dans une direction clairement divertissante, où l’on sait que l’on va en avoir pour son argent. Les 2h20 passent d’ailleurs très vite tant on est absorbés dans cet enchaînement de bagarres et de courses poursuites. Cela tient aussi au scénario qui, à défaut d’être réaliste, raconte en creux la légalisation de la drogue souhaitée par Poppy Adams sous peine de ne pas livrer l’antidote censés guérir tous les citoyens ayant touchés à la drogue. Le cinéaste illustre parfaitement le cynisme du politique (la réaction du Président américain n’est pas sans rappeler un certain…Donald Trump). Matthew Vaughn repousse un peu plus loin les limites de sa mise en scène virevoltante et qui réagit aux mouvements des personnages, et non l’inverse. Dans cet entrelacement de scènes d’action et du meilleur du film d’espionnage, le blockbuster est aussi bourré d’humour avec notamment la prestation hilarant d’Elton John jouant son propre rôle, et servant de prisonnier à Poppy. Le final laisse une porte grande ouverte à un troisième film, que l’on souhaite au vu de ce deuxième opus réussi et flamboyant, apportant sa pierre à l’édifice du film d’espionnage.

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SCENARIO 67%
MISE EN SCENE 82%
ACTEURS 85%
PHOTOGRAPHIE 84%
EFFETS SPECIAUX 87%
APPRECIATION GENERALE 85%
Vote final

Aussi voire plus réussi que le premier, « Kingsman, le cercle d'or » se veut un divertissement total et généreux lorgnant toujours sur « James Bond » avec un accent british savoureux aussi bien dans son ton que son humour. Le réalisateur Matthew Vaughn nous embarque pour 2h20 de pure folie dans un pur pop-corn movie comme Hollywood n'arrive que rarement à faire.

Note finale 81%