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King Kong : « La huitième merveille du monde !! »


Figurante sans travail, la blonde Ann Darrow est engagée par le réalisateur Carl Denham pour être la vedette de son prochain film. Le Venture, le navire commandé par le capitaine Englehorn et qui comprend toute l’équipe, atteint Skull Island, une île mystérieuse où vivrait une créature légendaire vénérée par les indigènes et appelée King Kong.
Durant le voyage, Ann tombe amoureuse de John Driscoll, le second du bateau. Une fois débarqués, les explorateurs sont aussitôt repérés par les indigènes et font marche arrière. Mais ces derniers enlèvent Ann, la « femme aux cheveux d’or », et l’attachent pour l’offrir en sacrifice à King Kong.

  • Réalisateur(s): Merian C.Cooper et Ernest B.Schoedsack
  • Acteurs principaux: Fay Wray, Robert Armstrong, Bruce Cabot
  • Date de sortie: 1933
  • Nationalité: Américaine
Qui voilà ?!

Qui voilà ?!

 

Présenté en film d’ouverture du 34ème Festival international du film d’Amiens, a été présenté dans le cadre de la rétrospective sur Merian C.Cooper, son film le plus célèbre et sans doute le plus apprécié : le cultissime « King Kong ». Si deux remakes ont vus le jour par la suite (la version 1976 (de John Guillermin) et la version 2005 (de Peter Jackson)), cette version de 1933 reste et restera inégalable dans son sens du rythme incroyable et sa narration d’une fluidité très agréable à suivre.

Dès le générique d’ouverture, Cooper place « King Kong » comme un personnage à part entière en le plaçant dans le cast, alors que celui ci n’apparaît qu’au bout de 30 minutes du film (j’ai vu la version originale d’1h24, et non la version director’s cut d’1h40). L’histoire du film nous plonge dans le tournage d’un film sur une petite île, hanté par une mystérieuse légende de ce Kong auquel personne ne croit vraiment. Ils vont découvrir une tribu qui garde ce gorille en sécurité derrière une grosse porte. Ce « King Kong » est un véritable modèle du film d’aventures, car on suit un modèle qui permet à Merian Cooper de faire naître du danger à chaque instant, que ce soit du danger pour l’équipe de tournage, ou pour Kong. Le film se suit avec un véritable plaisir et montre les actions contradictoires du genre humain vis-a-vis de l’animal ( il nous fascine, on veut le fuir, puis on veut le capturer et le transporter sur le continent pour se faire de l’argent puis on veut le détruire). Presque tous les films d’action et de grosses bêbêtes sont construits de cette façon (le meilleur exemple étant sans doute « Jurassic Park 2 : le monde perdu », construit exactement de la même façon).

Des effets spéciaux remarquables !

Des effets spéciaux remarquables !

Cooper ne se contente pas de créer une simple bestiole, il crée une nouvelle icône dans l’histoire du cinéma, maintes fois imité, jamais égalé. Ce qui est surtout remarquable dans ce film, ce sont les effets spéciaux, qui pour l’époque sont absolument remarquables, et le spectateur se trouve plongé dans l’action non stop (en particulier à partir de l’apparition de Kong). Les deux points culminants dans les effets spéciaux sont la bagarre entre Kong et le dinosaure très impressionnante et qui n’a rien à envier à la version de Peter Jackson, tout comme la scène où le dinosaure poursuit les membres de l’équipe de tournage et les croque ou les écrase les uns après les autres. Le visuel s’en retrouve sublimé par la musique de Max Steiner, immersive et se jouant de tous les enjeux narratifs et dramatiques du film. 

Le point d’orgue du film, sur le toit du monde aussi bien géographique que narratif sur l’Empire State Building est une des scènes marquantes du cinéma mondial. Inoubliable et faisant parti de l’inconscient collectif, ce King Kong est un film qui , 81 ans après sa sortie, continue à faire vibrer en chacun de nous l’âme d’enfant et d’aventurier qui sommeille en chacun de nous !! 

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SCENARIO 91%
MISE EN SCENE 87%
ACTEURS 81%
BANDE SON 93%
EFFETS SPECIAUX 91%
APPRECIATION GENERALE 89%
Vote final

Remarquable visuellement et narrativement, la version 1933 de "King Kong", signé par Merian C.Cooper n'a pas pris une ride et se suit toujours avec énormément de plaisir dû à un rythme frénétique, une bande son sublime et un attachement inexplicable du spectateur pour Kong qui laissera une marque indélébile dans l'histoire du cinéma d'aventure !

Note finale 88%