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I wish, faites un voeu : Le nouveau « Destination finale » ?


Interdit aux moins de 12 ans

Pas facile de survivre à l’enfer du lycée, Claire Shannon et ses copines en savent quelque chose. Du coup, quand son père lui offre une ancienne boîte à musique dont les inscriptions promettent d’exaucer tous ses vœux, Claire tente sa chance. Et ça marche ! Argent, popularité, petit ami, tout semble parfait. Mais le rêve a un prix : au fur et à mesure de ses souhaits, des personnes de son entourage meurent dans des conditions particulièrement atroces. Claire le sait : elle doit se débarrasser de la boîte pour sauver sa vie et celle de ses proches avant de faire le voeu de trop.

 

  • Réalisateur(s): John R. Leonetti
  • Acteurs principaux: Joey King, Ryan Philippe, Ki Hong Lee
  • Date de sortie: 26/07/2017
  • Nationalité: Américaine

John R.Leonetti est loin d’être un novice dans la production horrifique. Réalisateur de « Mortal Kombat, destruction finale », « Annabelle » et de quelques épisodes de la série « Sleepy Hollow », Leonetti vient à la base de la photographie. C’est lui qui a été chef opérateur sur de nombreuses productions phares de ces dernières années : « Insidious » 1 et 2, « Conjuring, les dossiers Warren », « Dead silence » ou encore « Piranha 3D ». Plus étonnant, Leonetti a également travaillé sur d’autres terrains plus comiques, tels que « Hot shots 2 » et « The mask ». « I wish » est librement adapté de la nouvelle de W.W.Jacobs intitulé « The monkey’s paw ». Une adaptation plutôt qu’une fidèle reconstitution. D’autres films comme « Wishcraft » abordait déjà l’intrigue d’une personne banale qui voit ses vœux exaucés par une entité mystérieuse, avant de se rendre compte que des gens meurent autour d’elle. Au casting, on retrouve la jeune Joey King, âgé de seulement 17 ans, qui s’est révélés dans « Conjuring », « Independance day 2 » ou encore dans la série « Fargo ». A noter que son père (dans la fiction) n’est autre que Ryan Philippe, qui s’était fait connaître dans un film d’horreur marquant des années 90 : « Souviens-toi…l’été dernier ».

« I wish » repose sur une mécanique simple mais efficace, celle d’une entité mystique qui tue après que l’héroine n’est accompli chaque vœu. Un rituel immuable qui fait penser d’emblée à « Destination finale » dans sa série de meurtres sanglants et méthodiques, qui réjouissaient par leur sadisme et leur suspense (avec ce questionnement cruel sur la façon dont les personnages vont mourir). Malheureusement, « I wish » n’atteint ni le degré d’horreur, ni l’ingéniosité des mises à mort de ses prédécesseurs. Contrairement à ce que l’on pourrait penser, « I wish » n’est pas véritablement un film d’horreur, presque aucun jumps-scares, pas d’atmosphère glauque ou angoissante. Seulement la situation inextricable de l’héroine avec cette question : « Que ferions-nous à sa place? ». Sans trop en révéler, les morts sont expéditives et peu surprenantes, et on ne prend pas le plaisir coupable que l’on devrait avoir sur ce genre de film. Néanmoins, « I wish » soulève des questions intéressantes sur la culpabilité, le droit de vie ou de mort sur autrui par pur profit ou encore le prix à payer pour accomplir ses rêves et retrouver ses êtres chers.

« I wish » devient alors une étude comportementale (de niveau moyen toutefois), nous faisant alors davantage penser au fascinant « The box » dans le prix d’une vie humaine ou au décevant « Nerve » dans l’effet boule de neige de la situation. Même si « Destination finale » reste toujours dans un coin de notre tête, « I wish » se révèle un cran en dessous, en raison des grosses ficelles très prévisibles du scénario, d’un manque de surprises et d’un mauvais jeu d’acteur. La naiveté du personnage de Claire (incarnée par Joey King) est à faire peur, alors que l’actrice en elle-même en fait des tonnes !La mise en scène est de facture banale, très télévisuelle, et sans aucune prétention artistique, même si avouons-le, c’est peu le cas sur ce genre de film. On retiendra néanmoins quelques bonnes idées : Claire faisant le vœu que le mec le plus canon du lycée tombe sous son charme. L’amour se transforme alors en voyeurisme obsédant, au-delà de ses envies.

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SCENARIO 69%
MISE EN SCENE 58%
ACTEURS 59%
PHOTOGRAPHIE 67%
BANDE SON 62%
APPRECIATION GENERALE 73%
Vote final

Finalement, « I wish, faites un voeu » est loin d'être un film d'horreur marquant. Si on ressent l'influence de « Destination finale », « The box » ou encore « Nerve », « I wish » ne provoque pas le frisson espéré, en raison de la prévisibilité du scénario et du mauvais jeu de l'actrice principale. Reste quelques questionnements fascinants (mais effleurés) sur le prix à payer pour accomplir ses rêves.

Note finale 64%