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HERCULE: LUTTE GRECO-ROMAINE


Hercule, ancien héros de la cité grecque d’Athènes, mène désormais une troupe de mercenaires à travers des contrées lointaines. Le roi de Thrace en appelle alors à sa légendaire puissance pour unifier son royaume, déchiré par une guerre civile…

  • Réalisateur(s): Brett Ratner
  • Acteurs principaux: Dwayne Johnson, Ian McShane, Rufus Sewell
  • Date de sortie: 2014
  • Nationalité: Américaine
"Hercule et ses mercenaires"

« Hercule et ses mercenaires »

Je pensais avoir touché le fond avec l’Hercule de Renny Harlin sorti la même année, mais c’était sans compter que quelques mois plus tard, notre cher Brett Ratner ( Rush Hour, Dragon Rouge, X-men l’affrontement final) enterrerait le mythe, sans profondeur, et avec un arrière goût d’une grosse amertume… Dommage car Dwayne Johnson tout en ‘Rock’ qu’il est, portait vraiment ce film du bout de ses petits bras musclés avec consistance sur le papier… Mais en fait, il n’en est rien. Pourtant la bande annonce furieusement furibonde était annonciatrice est calibrée, de manière à ce que les fans de mythologie en tous genre et de spectacle véhément soit réunis, pour baver, et peut être même retrouver une certaine noirceur dans un karma épique et destructeur.

"un manque de charisme herculéen"

« un manque de charisme herculéen »

Mais il n’en sera rien. Car le gros problème c’est que Brett Ratner n’est pas John Milius,  et qu’en terme de mise en scène pour combler son propos, il ne se passe rien, et que même comparativement face à un moindre film du même acabit, tel que le Conan  de Marcus Nispel en 2011, il n’arrive pas à porter atteinte au climax pourtant plat de ce dernier. ( pas bon donc). Donc que reste t-il ? Pas les plans en tous les cas, qui sont d’une tonalité fadasse à être « tout public » de circonstance, sans la moindre goutte de sang versée, ni même en action, loin d’être purement bestiale dans sa retranscription, ou même techniquement pas correctement chorégraphiée. Du coup, à aucun moment le métrage de Ratner ne semble habité, les séquences s’enchaînant proprement, avec pour sauver les meubles un seul signe latent, celui  d’une virilité certaine, demeurant dans l’impressionnante stature et morphologie de The Rock, surdosé aux anabolisants!

"pour rugir de plaisir"

« pour rugir de plaisir »

Le pire dans tout cela, c’est que le titre, tout comme sa bande annonce, nous afflige d’ un Hercule potentiellement « badass », qui pourrait éventuellement se sortir de toute situation. Mais au demeurant, les fameux 12 travaux faisant rêver orgiaquement  tellement qu’il y’avait matière à faire, ne seront pas….Ils ne seront jamais exploités, alors que sa légende fût bâtie principalement dessus . A peine effleurés au détour d’une scène  durant une dizaine de secondes, retraçant  seulement donc  deux de ses victoires les plus  célèbres. L’une face à une Hydre, et l’autre face à un lion gigantesque…Pour le reste on en parle beaucoup tout du long ( Les amazones, le cerbère, les centaures, le sanglier etc) mais ce sera sans jamais le moindre flashback, qui aurait pu nous apporter  guise de  consolation, dans cet univers imaginaire sanglant et mythologiquement mystique.  Nous laissant sur nôtre faim du coup, concernant le vrai bestiaire principal du mythe. Je ne m’attarderais pas non plus sur les mercenaires l’entourant, qui font, qu’en 1h30 à peine de film on ne puisse ni s’attacher à eux (pas assez de temps pour poser le background de chacun), ni comprendre pourquoi y’avait-il besoin que cette masse visuelle de The Rock, soit entourée par des sbires le surprotégeant.( car à aucun moment à part dans le dernier tiers, Hercule use de son potentiel de force surnaturelle. Il sera le plus souvent entouré, dans les deux batailles principales, du coup le sens du film se tournera plus vers une équipe en quête d’or et de recherche de soi, que d’un Hercule narrant sa force au dépit et au détriment de tous.) Au final cette aventure n’est pas nulle, mais n’est pas extraordinaire non plus. Elle oscille toujours le cul entre deux chaises, celle du  » j’aurais pu vous montrer à quel point Hercule peut tout terrasser et vous donner un spectacle intrinsèque », et puis celle aussi du « mais je préfère essayer de vous poser une histoire digne des grands péplums mais sans assurance, avec beaucoup de personnages et sans réelle motivation à développer mon sujet ». Ce n’est pas un déplaisir, mais ce ne sera pas un plaisir coupable non plus!! Hercule fait parti tout bonnement des films que l’on oublie rapidement en sortant de la salle…Dommage

DECOUVRONS LA BANDE ANNONCE:

 

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Réalisation 59%
Mise en scène 63%
Acteurs 66%
Ambiance sonore 50%
Appréciation générale 56%
Vote final

Si vous voulez de la vraie tripaille dans une mise en scène faite avec caractère et salvation, ornée d'une présence visuelle sans faille, et d'une histoire avec une aventure filmique d'un charisme surprenant, comblée par de vrais actes grossiers niveau boucherie barbare, et qui plus est bien cadrés, veuillez vous pencher plutôt sur 'Conan' de John Milius. Ou encore 'La chair et le sang' de Paul Verhoeven..... Ce sera plus en adéquation pour un spectacle calibré en testostérone et plus jouissif en terme d'aventure mystique, tout ce que n'a pas HERCULE en fait....

Note finale 58%
Note des Lecteurs
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