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Godzilla : notre avis


Remake du célèbre monstre japonais, Godzilla était un des films les plus attendus de l’année !! C’est peu dire que je me suis précipité dans les salles découvrir ce nouvel opus ! Où l’histoire de Godzilla qui tente de rétablir la paix sur Terre, tandis que les forces de la nature se déchaînent et que l’humanité semble impuissante…

  • Réalisateur(s): Gareth Edwards
  • Acteurs principaux: Aaron Taylor-Johnson, Bryan Cranston, Juliette Binoche
  • Date de sortie: 14/05/2014
  • Nationalité: Américaine
Un remake convaincant!

Un remake convaincant !!

Quatre ans après son premier film au budget minuscule (Monsters), Gareth Edwards s’équipe de moyens hollywoodiens pour son nouveau film « de monstre ». Et qui de mieux que Godzilla, comme sujet, dont le potentiel narratif et visuel pouvait appelé à être encore renouvelé. Si de très nombreuses versions du célèbre monstre japonais ont déjà vu le jour (la plus célèbre étant celle de Roland Emmerich, en 1998), cette version -2014- apporte une véritable vision de la part de Gareth Edwards, qui en fait un film radicalement différent de celui d’Emmerich.

Brillament construit, « Godzilla » prend le contrepied parfait aux blockbusters foutraques et sans âme, à la sauce Marvel (les fans de « Transformers » seront assurément déçus par ce film!) Le film tient ses promesses sur la durée. En effet, en partant d’un point de départ assez lent, naît l’étrangeté du film. Edwards ne filme pas les monstres dans un premier temps, mais les conséquences de leurs passages (la question nucléaire au Japon, très ancrée dans l’actualité, 3 ans après la catastrophe de Fukushima!)

Avec une mise en scène intelligente, maîtrisée et grandiose, Edwards fait progresser l’intrigue à petits pas (de monstres) en évitant tout manichéisme et toute surenchère. La bonne idée du film est de faire émerger Godzilla par fragments et par touches, d’abord une trace, un frémissement, puis une corne, une patte, une queue avant de le voir déployer avec un cri réellement impressionnant au cinéma (sensation comparable au Tyrannosaure dans le premier « Jurassic Park »). Apparaissant après les deux mutos, son apparition nous fait languir et tient le spectateur en haleine. Son apparence est remarquable : grand, terrifiant mais aussi avec un côté bien plus humain que la version d’Emmerich.

Un film à l'envergure immense tout en restant assez intimiste

Un film à l’envergure immense tout en restant assez intimiste…

 

L’apparition progressive du monstre est à l’image du film, lent (trop diront certains), laissant émerger une tension sous-jacente délectable, mais dévoilant au fur et à mesure un côté spectaculaire réjouissant et une modernisation convaincante. Certaines scènes d’action vous scotcherons à votre fauteuil (le tsunami à Honolulu, le pont de Golden Gate, ou encore la scène du train militaire). Le fait même de tracer un parcours géographique des « bestioles » (Philippines, Japon, Hawaï, Côte Est des Etats-Unis, Las Vegas) permet une meilleure fluidité du film, à l’inverse du siège new-yorkais parfois un peu grotesque dans le film d’Emmerich (que j’aime toutefois plûtot bien).  Que dire également de la bande sonore d’Alexandre Desplat, à l’image du film, brillante de subtilité, angoissante et juste).

Finalement, le point négatif le plus embêtant de cette nouvelle version serait les personnages, un peu sacrifiés. SPOILER. Alors que le film nous était vendu avec le couple Bryan Cranston (la star de Breaking Bad) et Juliette Binoche, les deux personnages assez attachants qui disparaissent assez rapidement et laissent place à leur fils (Aaron Taylor-Johnson), moins charismatique que son « père » et à sa famille, axe plus conventionnel dans le cinéma catastophe (que j’adore) et hollywoodien, au sens large. FIN DU SPOILER

Le film aurait gagné en intensité à développer cet axe père-fils, intéressant dans la première partie, qui est un peu sacrifié ensuite. Petite déception aussi pour la 3D assez inégale, basculant entre une magistralité sur certaines scènes, et inutilité sur d’autres. Malgré tout, la fin du film un peu surprenante dans le bon sens du terme, revient aux fondamentaux du film de kaijus japonais, qui dévoile un côté intimiste appréciable.

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SCENARIO 87%
MISE EN SCENE 95%
PERSONNAGES 71%
BANDE SONORE 96%
3D 68%
APPRECIATION GENERALE 94%
Vote final

Cette nouvelle mouture -2014- de "Godzilla" se détache clairement de son prédécesseur, par sa modernité du propos, ses effets spéciaux grandioses et une mise en scène intelligente et redoutable d'efficacité !

Note finale 85%
Note des Lecteurs
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