Nos avis Ciné

FROZEN: CE QUI NE NOUS TUE PAS NOUS REND PLUS FROID!


Une banale journée à la neige se transforme en un cauchemar glacial pour trois skieurs quand ils se retrouvent bloqués sur le télésiège avant leur dernière course, alors qu’une tempête est annoncée. Alors que la patrouille de ski éteint les lumières de nuit, ils se rendent compte avec la panique grandissante qu’ils ont été laissés ballants  au-dessus du sol sans aucun moyen de descendre.

  • Réalisateur(s): Adam Green
  • Acteurs principaux: Emma Bell, Shawn Ashmore, Kevin Zegers
  • Date de sortie: 2010
  • Nationalité: Américaine

 

"Mr freeze le glaçon friandise"

« Mr freeze le glaçon friandise »

Tout d’abord, Attention à ne pas confondre avec le Frozen de Walt Disney, car le choc serait terrible (ou marrant c’est selon) d’infliger ça a vos chers chérubins!!! Adam Green auteur du doublé  fendard gorissime  Hatchet,  va nous proposer ici une relecture de l’horreur, dans un propos mené d’une façon plus étouffante, entreprenante, sorte de huis-clos en plein air. Tout commence par l’excellente mise en place des  personnages, qui pour une fois grâce à des dialogues cohérents, adultes et bien placés selon les diverses péripéties rencontrées, vont rendre crédible un scénario compliqué à exposer, sachant que le seul et unique cadre pendant presque 1h40 sera le télésiège et le froid glacial environnant.

Les références dans ce domaine  font appel rapidement dans notre subconscient à « open water » de Chris Kentis ou encore dans une moindre mesure aux « Dents de la mer » de Steven Spielberg. Car en effet la maîtrise de l’espace et du temps dans ce côté huis-clos prenant et anxiogène nous emmène dans cet étouffement permanent que pouvaient nous procurer les métrages cités , nous prenant à la gorge sans lâcher prise un seul instant, vivant la séquestration dans les hauteurs des personnages comme celle des nageurs bloqués dans la mer, avec des ennemis potentiels se ressemblant dans leur manière d’agir et de faire (les requins pour les uns, et les loups pour les autres!) ‘Frozen’ ne déroge pas à la règle, les prédateurs pouvant attaquer en dessous de la ceinture tels des requins affamés sans que l’on s’en aperçoive!!

"engelure quand tu nous tiens"

« engelure quand tu nous tiens »

Mais si seulement la peur, l’effroi et le danger ne venaient que d’un seul endroit ce serait trop facile! Ici sans esbroufe, ni artifice pétaradant, Adam green va installer lentement et avec sadisme le piège,  se refermant peu à peu sur nos trois amis skieurs chevronnés. Les éléments les plus naturels (les engelures, le froid, le fait de ne pas pouvoir bouger du télésiège, les loups) seront la cause et la perte de nos trois protagonistes sans avoir nul besoin de verser dans l’appel d’éléments surnaturels, ni même dans l’excès sanguinolent, pour dénaturer la trame. (d’ailleurs la scène la plus poignante ‘mort du premier personnage’ est entièrement en vue subjective, cela n’empêchant pas d’être rudement agonisante et tétanisante!). La fin est inéluctable, sans appel, avec aucune outrecuidance venant des anti- héros , l’aspect dramatique est finement et constamment bien installé et mis en place au détour de scènes d’une tristesse implacable ( Emma Bell doit uriner à tout prix, mais comment faire?). Frozen faisant parti des meilleurs films d’horreurs vu depuis ces dix dernières années gagne ses lettres de noblesse dans l’angoisse mise à nue. Le pari est hautement réussi pour son auteur, qui avec habileté arrive à nous scotcher avec seulement trois personnages perchés sur un remonte-fesse! Et ça c’était pas gagné d’avance de se lancer dans un scénario aussi casse gueule!!

DECOUVRONS LA BANDE ANNONCE:

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Réalisation 82%
Mise en scène 84%
Acteurs 85%
Ambiance sonore 74%
Ambiance générale 85%
Vote final

Le postulat de base est plausible et crédible, ce qui du coup va rendre la mésaventure encore plus cruelle et vraisemblable. La tension progressive du film et l'empathie pour les personnages est merveilleusement construite, Après mis à part une légère longueur dans le deuxième tiers (et encore il faut chipoter!) le métrage de Green nous transporte vers des sommets enneigés d'effroi et d'horreur intense, dans cet enfer glacé en suspension, ou la meilleure des choses à faire pour s'en sortir, c'est de faire comme moi, ne pas aimer skier, donc du coup ne pas aller au sport d'hiver!!

Note finale 82%
Note des Lecteurs
1 votes
90