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Fastlife : notre avis


FASTLIFE : aller toujours plus loin, plus vite, pour briller aux yeux des autres : telle est la devise de Franklin. Franklin est un trentenaire mégalomane obnubilé par l’envie de briller à n’importe quel prix. Il devra choisir entre devenir un homme ou continuer à vivre la Fastlife.

  • Réalisateur(s): Thomas Ngijol
  • Acteurs principaux: Thomas Ngijol, Karole Rocher, Julien Boisselier
  • Date de sortie: 16/07/2014
  • Nationalité: Française
Une comédie drôle mais maladroite

Une comédie drôle mais maladroite

Deuxième long-métrage de Thomas Ngijol (après l’excellent « Case départ » en 2011), mais première réalisation en solo, ce « Fastlife » a tout d’abord le mérite de s’intéresser à un sous genre assez peu exploité au cinéma, selon moi, la comédie autour du sport. 2013 avait marqué une renaissance éclatante du genre avec « Rush » (le chef d’oeuvre de » Ron Howard, injustement boudé par le public, qui abordait le duo entre James Hunt et Niki Lauda en formule 1), « Fastlife » était l’occasion d’apporter une réponse française sur un ton plus comique et plus décalé.

Malheureusement, le film n’est pas dénué de maladresses dans sa deuxième moitié en particulier qui affaiblissent l’ensemble. Et c’est bien dommage, car l’introduction et la première partie du film sont plutôt bien troussées car Ngijol aborde frontalement les coulisses du « star-System » et le rapport souvent conflictuel entre les sportifs et les médias. Cette subversion se retrouve dans l’évolution d’un personnage de Franklin Ebagé, où ses frasques se retrouvent en une de ses journaux, laissant peu de place à la question sportive. C’est l’un des défaut du film de laisser de côté cet aspect sportif qui fait pourtant partie intégrante des courses (aucun entrainement n’apparaît à l’écran, rien sur la préparation mentale du sprinteur). Nous mettrons aussi les erreurs d’une mise en scène largement perfectible sur le compte de la jeunesse du metteur en scène, Thomas Ngijol lui-même. 

Thomas Ngijol, personnage antipathique savoureux

Thomas Ngijol, personnage antipathique savoureux!

Le réel point positif du film réside en la capacité de rendre le personnage de Franklin Ebagé totalement antipathique du début à la fin film, sans essayer de se porter en complaisance vis-à-vis du spectateur. (Ngijol a d’ailleurs eu du mal à trouver une société de production pour ce film, beaucoup refusaient de le produire à cause du personnage principal peu attachant). L’énergie communicative que dégage Franklin Ebagé permet de maintenir le tempo d’une comédie rythmée et souvent drôle.

Cependant, le scénario manque furieusement d’élan et laisse place à des trous d’air complètement évitables (le retour de Franklin en Afrique, et par ricochet à ses origines) est déjà vu et revu et n’apporte rien de bon au récit. Par bonheur, la fin du film évite toutes les facilités et permet de laisser infuser la saveur d’un film, certes imparfait, mais plutôt sympathique.

 

 

 

 

 

 

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SCENARIO 71%
MISE EN SCENE 58%
ACTEURS 77%
MONTAGE 59%
APPRECIATION GENERALE 65%
Vote final

Malgré ses erreurs grossières dans la réalisation de Thomas Ngijol et son scénario imparfait, "Fastlife" dégage une énergie plutôt communicative et aborde avec fantaisie l'univers du "star-system"

Note finale 66%