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Everything, everything : Mignon et attachant


Que feriez-vous si vous ne pouviez plus sortir de chez vous ? Ni respirer l’air pur de la mer, ni sentir la chaleur du soleil sur votre visage… ni même embrasser le garçon qui vit à côté de chez vous ? Everything, Everything raconte l’histoire d’amour insolite entre Maddy, adolescente futée, curieuse et inventive, et son voisin Olly. Car même si la jeune fille de 18 ans souffre d’une maladie l’empêchant de quitter l’environnement confiné de sa maison, le garçon refuse que ces circonstances n’entravent leur idylle. 
Maddy n’aspire qu’à sortir de chez elle et à découvrir le monde extérieur et à goûter à ses premiers émois amoureux. Alors qu’ils ne se voient qu’à travers la fenêtre et ne se parlent que par SMS, Maddy et Olly nouent une relation très forte qui les pousse à braver le danger pour être ensemble… même s’ils risquent de tout perdre.

 

  • Réalisateur(s): Stella Meghie
  • Acteurs principaux: Amandia Stenberg, Nick Robinson, Anna De la Roguera
  • Date de sortie: 21/06/2017
  • Nationalité: Américaine

Adaptation d’un roman de Nicola Yoon publié en 2015, « Everything, everything » est le tout premier film de la jeune Stella Meghie, après n’avoir produite qu’un seul film. Cette comédie romantique s’inspire de nombreuses rom’com’ récentes s’adressant en premier lieu aux ados. Citons entre autres « Nos étoiles contraires », « Une vie » ou encore « Avant toi ». Des films qui prennent souvent le même schéma : un(e) ado tombe amoureux d’un(e) autre ado qui s’avère être malade, et qui pourrait mourir à tout instant. Ici, on fait la connaissance de Mady, atteinte de la maladie dite de « l’enfant bulle ». Autrement dit, elle ne doit en aucun cas sortir de chez elle, et risque d’attraper toutes les allergies possibles au moindre contact humain. A l’aube de ses 18 ans, elle voit débarquer un séduisant jeune homme, Olly, dont la famille emménage juste à côté. Par le biais de leur fenêtre, puis de leur portable, les deux jeunes adultes vont rapidement s’aimer. Mais comment s’aimer quand tout contact humain est impossible? »

« Everything, everything » nous permet de retrouver deux jeunes acteurs talentueux et dans la « vague » : Amandia Stenberg connue dans son petit rôle (mais extrêmement touchant et marquant) dans le premier « Hunger games », et Nick Robinson, héros de séries Disney révélé au grand public dans « Jurassic World » il y’a deux ans. La symbiose de ces deux acteurs fonctionne à plein tube dans cette comédie romantique qui n’a certes rien d’original, mais qui se révèle mignonne comme tout. On commencera cette critique par ce qui fâche : la mise en scène. Tout est très propre et aussi aseptisé que la chambre de Maddy, à tel point qu’il ne ressort presque aucun point de vue original. Presque, car Stella Meghie a toutefois eu la bonne idée de transcrire les premiers échanges par texto dans une véritable rencontre, où le fantasme prend le pas sur le réel. Il faut aussi passer outre les clichés et le côté « American way of life » toujours aussi présent et agaçant.

Malgré ces défauts, « Everything, everything » apparaît comme une romance attachante et surprenante. Dans la première partie (la séduction entre Olly et Maddy), on est frappé par le contraste entre l’attirance évidente entre les deux personnages et leur impossibilité à se rapprocher. Le film parvient à faire transparaître le désir adolescent, contraint par des règles sanitaires, d’une manière assez marquante. D’abord conformé en huis clos forcé, le récit va s’ouvrir à une lutte pour vivre, quelque soit les risques. Amandia Stenberg incarne cette ado malade en quête de liberté de manière remarquable. Le final du film parvient à nous surprendre et nous laisse avec un doux regard sur ce petit film, certes imparfait, mais mignon.

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SCENARIO 73%
MISE EN SCENE 52%
ACTEURS 82%
PHOTOGRAPHIE 61%
BANDE SON 64%
APPRECIATION GENERALE 79%
Vote final

Finalement, « Everything, everything » est une romance, certes classique et balisée, mais étonne par son charme empreint d'une réelle empathie envers les personnages, incarnés avec talent par Amandia Stenberg et Nick Robinson. La force de la liberté et de la vie font toute la fraîcheur de cette histoire d'amour mignonne et attachante.

Note finale 68%