Nos avis Ciné

Everest : Pente glissante


Inspiré d’une désastreuse tentative d’ascension de la plus haute montagne du monde, Everest suit deux expéditions distinctes confrontées aux plus violentes tempêtes de neige que l’homme ait connues. Luttant contre l’extrême sévérité des éléments, le courage des grimpeurs est mis à l’épreuve par des obstacles toujours plus difficiles à surmonter alors que leur rêve de toute une vie se transforme en un combat acharné pour leur salut.

  • Réalisateur(s): Baltasar Kormakur
  • Acteurs principaux: Jason Clarke, Jake Gyllenhaal, Josh Brolin
  • Date de sortie: 23/09/2015
  • Nationalité: Britannique, Américaine, Islandaise
Bienvenue sur le toit du monde...

Bienvenue sur le toit du monde…

 

Réalisateur de deux productions américaines de taille moyenne (Contrebande, 2 Guns), le cinéaste islandais Baltasar Kormakur s’attaque ni plus, ni moins, au plus haut sommet du monde, l’Everest et ses 8 848 mètres d’altitude. S’appuyant sur la terrible histoire vraie d’une ascension ayant mal tourné, « Everest » a l’ambition de s’imposer comme un classique du film catastrophe de montagne, à l’instar de « Vertical limit », « Cliffangher » ou encore récemment le convaincant film d’horreur « Frozen ». Le tout porté par un pléiade d’acteurs talentueux individuellement (Jake Gyllenhaal, Jason Clarke, Josh Brolin, Robin Wright), dont on peut se demander la pertinence d’ailleurs, tant le film s’intéresse avant tout à l’exploit humain, et à l’allégorie de cette montagne qui vit, plus que sur le talent de ses comédiens.

Se déroulant en deux parties, la partie découverte, apprentissage et appréhension à la fois des personnages et aussi du défi qu’ils projettent dans un premier temps, Très longue et plutôt rébarbative, cette longue partie (plus d’une heure) qui a pour but de présenter les personnages, ne fait que les effleurer. Car étonnamment, on a beaucoup de mal à s’attacher à ces personnages, en grande partie dû à notre incompréhension du défi sportif qu’ils s’imposent, et par la manière lointaine, voire détachée avec laquelle Kormakur filme ses protagonistes. La seconde partie, plus dense et foisonnante prend de la hauteur en s’intéressant à la montée à proprement parler de l’Everest, puis à la tempête tuant un à un les personnages.

Une déception...

Une déception…

 

Visuellement impressionnant, la 3D assez réussie donne parfois le vertige viscéralement, et les effets spéciaux sont assez saisissants, le film a cependant beaucoup de mal à masquer ses défauts, et manque se cible, sans doute la plus importante, qui est celle d’imprégner et de faire « vivre » la catastrophe aux spectateurs, la faute à certaines séquences expédiées (les morts de certains personnages), et d’autres séquences trop longues, mais surtout à une exploitation psychologique à peine effleurée (on reste sur sa faim sur la question « Pourquoi faire ça?! »). « Everest » déploie ainsi pendant plus de deux heures, un récit classique, certes rondement mené et efficace, mais qui ne parvient pas à se transcender, à contrario de ses protagonistes. La faute, comme je le disais à un nombre de personnages trop éparpillé (3-4 personnages auraient suffi) et un récit qui au contraire, ne s’intéresse pas assez à ses personnages. Dommage, car « Everest » aurait pu être ce grand film catastrophe de l’année.

email
SCENARIO 58%
MISE EN SCENE 66%
ACTEURS 67%
PHOTOGRAPHIE 75%
3D 77%
APPRECIATION GENERALE 63%
Vote final

Visuellement spectaculaire, "Everest" déçoit néanmoins dans son récit alternant les séquences trop longues (1h-1h15 pour présenter les personnages) et d'autres expédiées trop rapidement. Le film accroche donc ses crampons par sa plastique et sa 3D impressionnantes, mais glisse par le gros nombre de personnages et son récit un brin trop classique et détaché.

Note finale 67%