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Dans le noir : N’éteignez pas la lumière !!


Interdit aux moins de 12 ans
Petite, Rebecca a toujours eu peur du noir. Mais quand elle est partie de chez elle, elle pensait avoir surmonté ses terreurs enfantines. Désormais, c’est au tour de son petit frère Martin d’être victime des mêmes phénomènes surnaturels qui ont failli lui faire perdre la raison. Car une créature terrifiante, mystérieusement liée à leur mère Sophie, rôde de nouveau dans la maison familiale. Cherchant à découvrir la vérité, Rebecca comprend que le danger est imminent… Surtout dans le noir.

  • Réalisateur(s): David Sandberg
  • Acteurs principaux: Teresa Palmer, Maria Bello, Billy Burke
  • Date de sortie: 24/08/2016
  • Nationalité: Américaine

LIGHTS OUT

 

En 2013, le cinéaste suédois David Sandberg s’était révélé au grand public avec un court-métrage absolument tétanisant, prénommé « Light out ». Après avoir été visionné plus de 100 millions de fois, Sandberg eut l’idée d’adapter son propre court en long-métrage. Pour ce faire, c’est un certain James Wan qui à pris les commandes de la partie « production » du film, lui qui s’est taillé une sacré réputation dans le cinéma horrifique après avoir signé « Saw », les deux premiers « Insidious » et les deux opus de « Conjuring ». Avant de le retrouver l’an prochain pour la suite d’Annabelle (un autre film d’épouvante), David Sandberg s’attaque donc à ce sujet si universel jouant sur notre peur irrationnelle du noir. Ce n’est pas un scoop, le cinéma d’horreur classique adore jouer sur la notion d’inconnu, avec une créature sortant du noir ou des bruits inconnus venants de l’obscurité de lieux communs.

Tourné pour un budget modeste de 5 millions de dollars en utilisant le moins souvent possible les effets spéciaux, « Dans le noir » semble mêler plusieurs références : Freddy les griffes de la nuit pour la dimension du cauchemar vivant, mais aussi Insidious pour le design de sa créature très ressemblante ou pour la musique du film. Une fois passé la séquence d’ouverture, pensée pour présenter la situation du film (la créature n’existe que lorsque les lumières sont éteintes), le scénario du film débute de manière assez originale en dynamitant la structure familiale. On comprend que le père est mort, que Rebecca, la grande sœur, fan de rock, vit avec son compagnon dans un petit studio et que Sophie, la mère vit avec Martin le petit dernier de la famille. Ce dernier remarque alors un comportement bizarre de la part de sa mère et sera la première victime des terreurs nocturnes, le rendant beaucoup plus fatigué les jours d’école. Alerté par cette situation, Rebecca prend alors son petit frère sous son aile en lui proposant de venant chez elle et ordonnant à sa mère, visiblement fragile psychologiquement de se faire soigner.

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Sans atteindre les sommets, « Dans le noir » s’en tire honorablement en replissant point par point son cahier des charges. David Sandberg nous propose une mise en scène propre n’abusant pas trop des fameux « jumpscares » (ces effets crées exprès pour nous faire sursauter) et prouve qu’il sait créer par alternance une tension montant crescendo assez flippante. On peut regretter que la thématique de la peur de l’obscurité ne soit pas suffisamment exploité mais aussi les quelques incohérences dans les réactions parfois incompréhensibles des personnages qui sonnent un peu fausse. On notera également un manque de rythme au milieu du récit. Néanmoins, David Sandberg sera sans nul doute un cinéaste à suivre. Il livre un récit assez intéressant où la folie de la mère devient la racine du mal, avec une mystérieuse amie décédée des années plus tôt en toile de fond. Dans cette narration assez sombre, Sandberg y injecte de l’humour, y compris lors de séquences climax (les clés de voiture qui sauvent la vie d’un personnage, ou encore les deux policiers rentrant dans la maison sans connaître les caractéristiques de la créature vivant dans le noir)

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SCENARIO 80%
MISE EN SCENE 77%
ACTEURS 71%
TROUILLOMETRE 82%
BANDE SON 73%
APPRECIATION GENERALE 73%
Vote final

Malgré quelques faiblesses, « Dans le noir » se révèle être une convaincante série B horrifique, convaincante et par moments effrayante. Certes imparfait avec ses incohérences, le film parvient à jouer sur la peur du noir avec brio et nous donne furieusement envie de dormir avec la lumière allumée.

Note finale 76%