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Coldwater : notre avis


Brad est un adolescent impliqué dans plusieurs petits délits. Ses parents décident de le faire emmener de force dans le camp de redressement pour mineurs très isolé de Coldwater. Les jeunes détenus sont coupés du monde extérieur, subissent des violences tant physiques que psychologiques et n’ont d’autre choix que de survivre ou de s’échapper.
Un film coup de poing !!!

  • Réalisateur(s): Vincent Grashaw
  • Acteurs principaux: P.J.Boudousqué, James C.Burns, Chris Petrovski
  • Date de sortie: 09/07/2014
  • Nationalité: Américaine
Une première réalisation ultra maîtrisée pour un film coup de poing !!

Une première réalisation ultra maîtrisée pour un film coup de poing !!

Il y’a parfois des films qui vous laissent une marque impérissable, des films qui parviennent à vous tenir en haleine pendant 1h44, des films qui ne vous lâchent plus, même sortis de la salle de cinéma. « Coldwater » fait partie de ces films là, car, malgré quelques défauts, le suspense et la tension distillés par le jeune réalisateur Vincent Grashaw (qui signe là son premier long-métrage) sont tels que le film vous laissera pantois !

Sur le papier, « Coldwater » avait pourtant, tout d’un film « classique » sur des jeunes voyous reclus dans un univers carcéral, le tout sous l’autorité poussée à l’extrême, de militaires par franchement avenants. Seulement voilà, la mise en scène de Vincent Grashaw se révèle très innovante, insistant sur des détails qui prendront une importance capitale plus tard. « Coldwater » s’impose donc comme un film qui vous prend aux tripes, lorsque nous suivons ce jeune personnage (le véritable sosie de Ryan Gosling) lâché dans cet univers et subissant les pires sévices pendant deux ans. Progressivement, il va tout faire pour satisfaire ses ravisseurs afin de tenter petit à petit une sortie par « la voie judiciaire ».

Le suspense concerne ainsi, non seulement le fait de savoir si les jeunes personnages vont réussir à sortir à l’extérieur, mais aussi si l’extérieur (la police) va prendre conscience de l’horreur de l’intérieur de ce camp de redressement et intervenir dans celui ci. La violence est bien entendue largement abordée par Grashaw sans pour autant en rajouter (tout ce qui est montré tient avec la suite, le film ne contient ni superflus, ni exagérations…)

L'intelligence d'un scénario brillamment construit !

L’intelligence d’un scénario brillamment construit !

La grande puissance de « Coldwater » tient surtout de sa force narrative et la construction en tiroirs et en miroirs ne nous ménage jamais. J’entends par « construction en tiroirs » un film où chaque scène en amène une autre et font référence à des éléments abordés et filmés précédemment, et « construction en miroirs », puisque le film intègre le meilleur ami du personnage principal de Brad débarque dans ce camp, et plusieurs scènes vont se répondre entre le parcours de « l’ancien arrivant » et « du nouvel entrant », le tout sans complaisance, ni facilité.

Inspiré de plusieurs influences (entre « Full metal jacket » et « Dog Pound »), « Coldwater » s’appuie sur un suspense qui vous décrochera la mâchoire et sur une tension dramatique qui s’arrêtera au delà de la fin du film (puisque le film continuera de vous interroger et de vous perturber plusieurs heures après). Au milieu de ce scénario intelligent et fin et d’une mise en scène à la fois percutante et minutieuse, on regrettera une légère impression de déjà-vu, et quelques fautes dommageables : le lien entre les jeunes prisonniers et leurs bourreaux parfois floues mais c’est surtout l’apparence physique des prisonniers qui ne perdent ni muscles, ni graisse malgré ce qu’ils endurent pendant deux ans.

Des erreurs de jeunesse, dirons-nous, pour une première mise en scène mais qui ne gâchera pas notre plaisir, ni la force du film.

 

 

 

 

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SCENARIO 94%
MISE EN SCENE 86%
ACTEURS 87%
AMBIANCE VISUELLE 88%
APPRECIATION GENERALE 93%
Vote final

"Coldwater" s'impose comme un film coup de poing et se démarque de tous les films carcéraux" par sa force narrative, ses jeunes acteurs talentueux et sa première mise en scène âpre et brillante de Vincent Grashaw.

Note finale 89%