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Blue Valentine [Critique]


Blue Valentine, c’est l’histoire de … :

Un couple qui s’est rencontré dans de drôles de circonstances à New-York dans le quartier de Brooklyn se donne une chance de sauver son mariage lors d’une nuit passée dans un hôtel. Pour nous raconter la trajectoire de Michelle Williams et Ryan Gosling, Derek Clanfrance a choisi de jouer avec la chronologie et de nous montrer toute cette histoire dans le désordre. Une manière de casser le caractère banal de la romance de ce couple qui ne l’est pas moins.

Blue Valentine, Meilleur Film … ou pas?

Labellisé cinéma indépendant, Blue Valentine traite les problèmes de couples d’un angle différent.  La réalisation fait la part belle à la caméra à l’épaule, aux gros plans sur les larmes et le ton est lourd. Et pour les acteurs, le nouvel homme incontournable, Monsieur Drive et son acolyte Michelle Williams sont ici incroyablement crédibles en duo mi-beau, mi-beauf mais surtout très bon. Ce n’est pas étonnant d’apprendre que d’ailleurs qu’ils sont tous les deux aussi producteurs exécutifs.

Ce film tire ses forces et ses faiblesses d’une chose : son réalisme. On reconnaît facilement les différentes étapes du couple ici mises en scène comme la folle passion du début, la découverte de l’autre ou encore les prises de têtes lors des moments difficiles. Si Blue Valentine arrive à devenir touchant et émouvant, il tend parfois vers l’ennui avec quelques scènes qui auraient mérités un petit coup de pied au cul scénaristique. Mais quelques scènes marquantes tendres font mouche comme la fameuse chanson au ukulélé chanté dans la rue donnent l’impression d’assister à un véritable moment d’intimité entre les deux acteurs.

Point à noter pour les mélomanes : la musique discrète et mélancolique totalement dans l’esprit du film. Une bande-son signée par Grizzly Bear, très bon groupe originaire du quartier de Brooklyn que je vous recommande d’écouter. Vous ne serez pas déçus puisque la B.O comporte ici un bel échantillon de leur discographie en version instrumentale.

Conclusion :

Pour accrocher, il faut aimer être mener en bateau bien sûr car avec sa chronologie décousue et sa patte artistique résolument indie, ce n’est pas toujours évident de rester concerné. Adepte du « ça passe ou ça casse », Blue Valentine est un joli film où transparaît l’envie de sortir des sentiers labourés de la comédie romantique. Même si le résultat final ne prête pas à sourire et se révèle assez déprimant, il nous donne à réfléchir sur le temps qui passe et sur la vie de couple. Si l’entreprise n’est pas dénuée de défaut, elle est en tout cas attachante et marquante. En tout cas, je sais que ça aura marché sur moi.

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  • Très bonne critique qui nous détaille parfaitement les entrailles du film !

  • Je n’ai personnellement pas adhéré à ce film, bien trop brouillon à mon gout. Donc effectivement, comme il le fut dit dans la critique, il faut apprécier etre mené en bateau !