Nos avis Ciné

Antigang : A l’ancienne !


Serge Buren est un flic de légende, entouré d’une bande de jeunes flics aux méthodes peu conventionnelles.
Qu’importe qu’ils utilisent des battes de baseball ou « oublient » le règlement au cours d’arrestations spectaculaires, les résultats sont au rendez-vous !
C’est alors qu’un groupe de braqueurs meurtriers entre en scène, dévalisant avec une facilité déconcertante banques et bijouteries de la capitale, à coup d’armes de guerre et de scénarios imparables.
Face à tant d’ingéniosité et de brutalité, Buren et son unité se retrouvent confrontés à une situation délicate :leurs méthodes expéditives suffiront-elles à arrêter ces criminels autrement plus machiavéliques ?

  • Réalisateur(s): Benjamin Rocher
  • Acteurs principaux: Jean Reno, Alban Lenoir, Caterina Murino
  • Date de sortie: 19/08/2015
  • Nationalité: Française
Bon polar du dimanche soir !

Bon polar du dimanche soir !

 

S’il y’a quelque chose d’évident lorsque l’on voit ce « Antigang », signé par Benjamin Rocher (auteur du navrant « La horde »), c’est que le film a pour ambition de s’inspirer des productions américaines des années 80, à l’instar de « L’arme fatale », « 48 heures » ou encore « Piège de cristal ». A la croisée entre un buddy movie et d’une comédie d’action, le film mêle habilement action et comédie. « Antigang » prend d’abord le pari de s’inspirer d’une photographie appartenant typiquement aux productions hollywoodiennes ou aux productions de Luc Besson, en filmant Paris d’une manière différente et moderne, quasi-futuriste.

Pour incarner le chef d’un groupe ne respectant rien et désobéissant ses supérieurs, le cinéaste a pensé au mythique Jean Reno, fort de son expérience dans le genre (comme « Léon », « Ronin » ou encore le premier « Mission impossible »). A ses côtés, beaucoup de petits jeunes comme Alban Lenoir (que l’on vu en skinhead dans « Un français »). Sans être un copier-coller sur les références à laquelles le film aspire, « Antigang » est comme une vieille madeleine d’enfance, on en connait le goût par coeur mais on passe un bon moment pendant 1h30 qui passe à la vitesse des balles tirées. Plaisant et prenant, les scènes d’action sont aussi filmées de manière intelligente et immersives.

Son scénario assez réussi donne lieu à de nombreuses piques d’humour savoureux (jouant sur des décalages de comportement), mais parfois d’émotion même si la scène la plus forte du film donne lieu à une sobriété trop marquée. On ira pas jusqu’à dire que le film est d’une folle originalité mais le jeu d’acteur d’un Jean Reno inspiré et charismatique au possible donne une réelle épaisseur et un charme désuet au film. On peut regretter un manque d’intensité dans les scènes dramatiques, et d’une certaine légèreté dans le scénario, qui certes évite le côté lourdingue de certaines productions américaines mais allège un peu trop l’ensemble. Sans tomber dans l’anecdotique, « Antigang » n’est peut-être pas LE film d’action français dont on se souviendra dans les années à venir, mais se regarde comme un film sympa et divertissant du dimanche soir…

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SCENARIO 76%
MISE EN SCENE 83%
ACTEURS 84%
BANDE SON 67%
PHOTOGRAPHIE 82%
APPRECIATION GENERALE 76%
Vote final

Décomplexé et fun, "Antigang" se regarde comme une série B divertissante du dimanche soir. Bourré de références aux films d'action américains des années 80, le film gagne en épaisseur grâce à la performance solide de Jean Reno.

Note finale 78%