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96 Heures : notre avis


Carré est le patron de la BRB (Brigade de Répression du Banditisme). 3 ans plus tôt, il a fait tomber un grand truand, Kancel. Aujourd’hui, à la faveur d’une extraction, Kancel kidnappe le flic. Il a 96 heures pour lui soutirer une seule information : savoir qui l’a balancé.

  • Réalisateur(s): Frédéric Schoendoerffer
  • Acteurs principaux: Niels Arestrup, Gérard Lanvin, Sylvie Testud…
  • Date de sortie: 23/04/2014
  • Nationalité: Française
Encore une grande performance d'acteur de Niels Arestrup !

Encore une grande performance d’acteur de Niels Arestrup !

Quatre ans après le solide Switch, Frédéric Schoendoerffer nous propose de partager, non pas 96 heures, mais 96 minutes avec Niels Arestrup (en truand tortionnaire) et Gérard Lanvin (en policier victime) dans ce jeu de chat et de la souris assez passionnant.

L’idée de départ est savoureuse puisque Schoendoerffer inverse le rapport de force dans cet interrogatoire, c’est ici le truand qui prend en otage le flic, afin de savoir qui a balancé son nom au flic. Saluons d’abord ce duo d’acteurs qui fonctionne à merveille : Niels Arestrup est une fois de plus formidable, à l’image de Diplomatie (sorti en mars dernier) et Gérard Lanvin est un des meilleur acteur français à savoir jouer le flic (vu dans Les lyonnais, 2012).

La mise en scène, élégante, sobre et efficace est dans la lignée des polars français et digne de la série policière Braquo, même si les gros plans dans le début et la fin du film entre le personnage de Carré et de sa femme en voiture sont en décalage esthétique total et ne trouvent pas leur place dans cet ensemble assez nerveux.

 

Un huis clos qui n'en est pas vraiment un...

Un huis clos qui n’en est pas vraiment un…

Le gros point noir du film est selon moi, sa promesse d’un huis clos tout en tension, mais qui en réalité n’est pas assumé jusqu’au bout. Là où le Garde à vue de Claude Miller (1981) parvenait à nous immerger totalement dans ce brillant face à face entre Lino Ventura et Michel Serrault, Schoendoerffer abandonne totalement en cours de route ce procédé en laissant Niels Arestrup se promener voir son fils, ou encore en suivant l’enquête et l’inquiétude légitime de la femme du captif. On peut ainsi se perdre dans ce film, qui aurait mérité à être plus ramassé autour de son duel au lieu de se concentrer sur des scènes d’extérieur, souvent peu intéressante.

Le temps, qui est à l’image de son titre, est le point central du film. Schoendoerffer parvient à incruster des éléments pour servir son histoire (le tableau avec ces montres fondues qui n’indique jamais la même heure, ou encore la rolex qui a un rôle important dans le film, c’est presque un personnage à part entière).

Dommage que le scénario, un brin poussif, s’emmêle un peu les pinceaux et offre un final un peu prévisible.

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SCENARIO 56%
MISE EN SCENE 73%
ACTEURS 86%
AMBIANCE VISUELLE 71%
APPRECIATION GENERALE 58%
Vote final

Sans révolutionner le genre, "96 heures" est malgré tout un divertissement honnête, en offrant un duel d'acteur en sommet. On peut regretter que le huis clos ne soit pas plus assumé par le réalisateur...

Note finale 68%
Note des Lecteurs
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