Animation

Vice versa : Le renouveau de Pixar !


Au Quartier Général, le centre de contrôle situé dans la tête de la petite Riley, 11 ans, cinq Émotions sont au travail. À leur tête, Joie, débordante d’optimisme et de bonne humeur, veille à ce que Riley soit heureuse. Peur se charge de la sécurité, Colère s’assure que la justice règne, et Dégoût empêche Riley de se faire empoisonner la vie – au sens propre comme au figuré. Quant à Tristesse, elle n’est pas très sûre de son rôle. Les autres non plus, d’ailleurs… Lorsque la famille de Riley emménage dans une grande ville, avec tout ce que cela peut avoir d’effrayant, les Émotions ont fort à faire pour guider la jeune fille durant cette difficile transition. Mais quand Joie et Tristesse se perdent accidentellement dans les recoins les plus éloignés de l’esprit de Riley, emportant avec elles certains souvenirs essentiels, Peur, Colère et Dégoût sont bien obligés de prendre le relais. Joie et Tristesse vont devoir s’aventurer dans des endroits très inhabituels comme la Mémoire à long terme, le Pays de l’Imagination, la Pensée Abstraite, ou la Production des Rêves, pour tenter de retrouver le chemin du Quartier Général afin que Riley puisse passer ce cap et avancer dans la vie…

  • Réalisateur(s): Pete Docter
  • Acteurs principaux: Avec les voix françaises de Charlotte Le Bon, Pierre Niney, Gilles Lellouche, Mélanie Laurent, Marilou Berry
  • Date de sortie: 17/06/2015
  • Nationalité: Américaine

La salle de contrôle dans la tête de la mère de Riley

La salle de contrôle dans la tête de la mère de Riley !

Avec beaucoup de retard, le film étant sorti il y’a presque un mois, il me semble incontournable de consacrer un article à la nouvelle production Disney Pixar, un des piliers de l’animation mondiale avec Dreamworks, Ghibli, Blue Sky et Imagination. J’ai souvent eu l’occasion de le dire, les films d’animation issus du studio Pixar me plaisent moins que les productions Dreamworks, qui ont des personnages plus travaillés et des scénarios plus rythmés et plus élaborés (Kung fu panda, Dragons, M.Peabody). D’autant que depuis la magie de « Wall-E » et surtout « La haut » (2009), Pixar a eu tendance à proposer des films disons le, très moyens : Cars 2, Rebelle, Planes ou encore Monstres academy. Cependant, dans la petite guéguérre avec Dreamworks, j’ai été un peu déçu de leur dernière production « En route », un poil trop enfantin et gentillet, par rapport à d’habitude, ce qui laisse cette année la voix ouverte à Pixar. Après une année blanche, l’attente était forte pour ce film unanimement salué lors de sa projection à Cannes.

D’emblée, au prix de la meilleure idée de l’année, « Vice versa » frappe très fort ! En effet, le film part d’un point de départ très original, celui de filmer et de représenter graphiquement les émotions dans notre cerveau, et ce, dès notre naissance : Joie, Tristesse, Peur, Colère et Dégoût sont les héros très particuliers et caractériels, d’un film qui se construit comme un univers à lui seul, qui côtoie le monde réel. En nous immergeant dans la tête d’une fillette Riley, de sa naissance à sa pré-adolescence, le film propose une réflexion intéressante sur le changement des émotions et la confusion des sentiments, même si l’évolution peut être considérés comme un peu trop rapide.

Joie et Tristesse

Joie et Tristesse !

« Vice versa » est un film qui construit sa propre logique. Joie qui régit l’organisation du QG mais va se retrouver avec Tristesse piégées dans les souvenirs profonds de la mémoire de Riley. Si le film joue dans les méandres de notre cerveau en parlant de la nostalgie d’une jeunesse qui perd ses repères, il n’en oublie pas d’être très drôle (comme certains runnings-gags comme la musique entêtante du rêve) qui altère les différents points de vue des personnages. La référence d’une jeunesse qui se perd, dans une certaine nostalgie était déjà le message principal de « Toy story 3 » ou même de « Là haut », ce qui apporte au film une poésie et une certaine douceur assez bienveillante.

Si « Vice versa » marque un renouveau incontestable dans la production Pixar, je n’en suis pas sorti totalement ébahi ou émerveillé comme certains, le film a des défauts. Outre le fait de se placer dans un rythme assez lent et parfois franchement ennuyeux, le film se joue d‘un paradoxe car le film a un discours très adulte (dans son rapport à la perte de l’enfance, qui ne parle pas aux enfants, justement) tout en ayant recours à des dialogues ou situations assez enfantines généralement. Mais ce que je regrette, c’est la quasi-absence (à l’exception d’une seule séquence dans la bande-annonce) de scènes d’interactions entre les personnages de la mère et du père.

Malgré cela, « Vive versa » est marqué de très jolies intentions, et de belles séquences, comme la représentation d’un ami imaginaire perdu dans la mémoire, ainsi que des fossoyeurs de la mémoire, qui jettent certains mémoires, c’est une très belle idée, le tout avec des voix françaises (Charlotte Le Bon, Marilou Berry, ou encore Pierre Niney) très cohérentes et très réussies.

Les fossoyeurs de la mémoire

Les fossoyeurs de la mémoire

 

DECOUVRONS LA BANDE-ANNONCE :

 

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SCENARIO 83%
MISE EN SCENE 87%
PERSONNAGES 84%
BANDE SON 78%
GRAPHISME 72%
APPRECIATION GENERALE 84%
Vote final

Indéniablement, "Vice versa" est une réussite dans le message sur la perte de son enfance qu'il délivre et sur son empreinte poétique. Si le film signe incontestablement le renouveau de Pixar, on peut simplement regretter une certaine lenteur, un graphisme pas toujours beau et le manque d'interaction entre les émotions des différents personnages.

Note finale 81%