Animation

Ernest et Céléstine en hiver : Une leçon d’humanité (avant-première)


Ernest est un gros ours de Charabie. Il aime jouer de la musique et manger de la confiture. Il a recueilli chez lui Célestine, une petite souris orpheline et ils partagent désormais une maison. Les deux compères ne s’ennuient jamais ! À l’approche des premiers flocons, ils se préparent à l’hibernation d’Ernest : il faut s’occuper de Bibi, leur oie sauvage, qui s’envolera avant les grands froids, se rendre au bal des souris et y fêter le premier jour de l’hiver. Enfin, il ne faut surtout pas oublier de cuisiner de bons gâteaux pour qu’Ernest s’endorme le ventre plein ! 
  • Réalisateur(s): Julien Chleng, Jean-Christophe Roger
  • Acteurs principaux: les voix de Pauline Brunner, Xavier Fagnon, Raphaeline Goupilleau
  • Date de sortie: 22/11/2017
  • Nationalité: Française

VU EN AVANT-PREMIERE au Festival international du film d’Amiens

Cinq ans après la sublime adaptation cinématographique, « Ernest et Céléstine » revient au cinéma. A l’origine, les aventures d’Ernest et Célestine furent une série de livres illustrés pour le jeunesse et publiée dès 1981. Gabrielle Vincent (de son vrai nom Monique Martin) raconte le quotidien d’un ours tendre Ernest et une souris espiègle du nom de Célestine. Succès en librairie, les histoires d’Ernest et Célestine se déclinent en 23 albums et furent porté sur grand écran en 2012 par Benjamin Renner, Stéphane Aubier et Vincent Patar. Un long-métrage justement récompensé du César du meilleur film d’animation. Après ce succès, l’oeuvre de Gabrielle Vincent est adaptée en série télévisée de 26 épisodes. Quatre de ces épisodes sont réunis dans « Ernest et Célestine en hiver ».

Avant ce film, l’animation française a le vent en poupe après le succès du très bon « Grand méchant renard (et autres contes) ». « Ernest et Célestine en hiver » ne vient que confirmer sa bonne forme. Le film se divise donc en quatre courts-métrages d’une dizaine de minutes. Chacun exposant sa propre morale basée sur la tolérance, l’acceptation des autres, l’amitié et la bienveillance. Des valeurs humanistes et universelles à milles lieux des univers technologiques, fades et pourris des films comme « Le monde merveilleux des Emojis ».

Intitulé « Bibi », le premier film suit Ernest et Célestine qui vont trouver un oeuf d’où sort un oisillon. Ils vont adopter cette petite oie sauvage, prendre soin d’elle jusqu’à son départ pour la grande migration. Axée sur le cycle de la vie, cette histoire est tendresse folle avec beaucoup de pointes d’humour.

« Le bouton d’accordéon » est sans conteste le court-métrage le plus réussi. Tout commence lorsqu’Ernest s’aperçoit que son accordéon sonne faux. Il manque en effet une touche à celui-ci. Célestine et ses amis vont partir à la recherche du bouton et s’apercevoir qu’une souris verte serait la responsable. Haletante et très bien écrite, cette histoire commence comme un polar léger et varie dans ses styles, passant par le drame social et la comédie. Ce récit se révèle surprenant et plaisant, abordant plusieurs genres et brassant le pardon et l’entraide comme des valeurs à suivre. Salvateur !

Troisième court-métrage, « Le bal des souris » suit Célestine se préparant au bal des souris auquel elle est conviée. Mais la voisine, Madame Tulipe, voit ce bal d’un mauvais oeil, estimant qu’il apporte tous les malheurs du monde aux ours. La robe de Célestine va s’envoler et les souris vont tout faire pour que leur amie participe à ce bal. Cette histoire fait la part belle au poids de la superstition et aux traditions écrasantes, et développe une vraie entraide.

Enfin, le dernier film du programme « Blizzard » nous immerge en plein hiver. Les ours s’apprêtent à hiberner. Tous, sauf Ernest qui a promis à Célestine qu’il s’endormirait plus tard. Ils décident de cuisiner un dernier festin, mais Célestine manque de farine pour cuisiner son gâteau. Elle part pour le moulin de ses amies souris, sous un terrible blizzard. Rentrera t-elle à temps pour retrouver Ernest avant qu’il ne s’endorme ? Cette histoire en forme de contre-la-montre se révèle assez rythmé et d’une poésie impressionnante.

Quatre-courts métrages traitant d’humanité, que vous pouvez découvrir et faire découvrir à vos enfants dès 3 ans. Au cinéma le 22 novembre !

 

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SCENARIO 74%
MISE EN SCENE 70%
PERSONNAGES 77%
GRAPHISMES 81%
APPRECIATION GENERALE 72%
Vote final

Composé de quatre courts-métrages, "Ernest et Célestine en hiver" est graphiquement sublime et narrativement bien équilibré. Ce corpus traite des belles valeurs d'entraide, d'amitié et du pardon, qui font beaucoup de bien pour notre jeunesse !

Note finale 74%