Animation

En route : Gentillet


Les BOOVS, aliens à l’ego surdimensionné, choisissent, pour échapper à leurs ennemis jurés les GORGS, de faire de la Terre leur nouvelle planète d’adoption. Mais OH, l’un d’entre eux, va révéler accidentellement la cachette de son peuple… Contraint de fuir, il fait la connaissance de TIF, une jeune fille à la recherche de sa mère. Ensemble, ils vont devenir d’improbables fugitifs embarqués dans l’aventure de leur vie et vont réaliser que les enjeux auxquels ils font face sont beaucoup plus complexes que de simples mésententes intergalactiques…

  • Réalisateur(s): Tim Johnson
  • Acteurs principaux: les voix de : Jim Parsons, Rihanna, Steve Martin
  • Date de sortie: 15/04/2015
  • Nationalité: Américaine
Un Dreamworks inférieur aux autres ?

Un Dreamworks inférieur aux autres ?

Après m’avoir bien enchanté l’an dernier avec le deuxième volet de « Dragons » et le très drôle mais injustement boudé « Monsieur Peabody et Sherman », les studios Dreamworks animations sortent leur unique film de l’année 2015, alors qu’une vague de licenciements a lieu (près de 500 personnes concernées) dû aux mauvais chiffres du studio. La nouvelle restructuration du studio prévoit ainsi un ralentissement du nombre de sorties par an (2 films par an, composé d’une suite et d’un film original), à partir de 2016, avec deux films prometteurs : la suite de l’une des meilleures franchises « Kung fu panda 3 » en mars, et les « Trolls » en novembre. 2017 sera composé par « Les croods 2 » et « Boss Baby » et nous retrouverons en 2018 le troisième volet de « Dragons ».

En attendant, c’est donc « En route » qui est chargé « d’assurer » et de redresser les comptes du studio cette année. A mi-chemin entre « E.T », « Les minions » et « La guerre des mondes », le film suit donc la tribu des Boovs qui, pour se cacher de terrifiants méchants, viennent se terrer sur notre planète, qui étonnamment d’ailleurs se laisse faire. L’alien principal, « Oh » (comme l’onomatopée), gaffeur mais terriblement attachant en fuite des siens, après une grosse bavure, va se prendre d’affection pour Tif, une adolescente qui a perdu sa mère de vue (enlevée par les Boovs). La séquence de rencontre est d’ailleurs très intelligente car le réalisateur isole les deux personnages qui se cachent pour la même raison, avant que l’on s’aperçoivent qu’ils sont dans le même endroit.

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Mis à part ça, « En route » est ce qu’on pourrait appeler un film gentillet, qui manque d’un brin de folie et qui s’adresse essentiellement aux enfants. La double lecture pour les adultes a souvent du mal à exister ici, hormis quelques scènes (celles de ruptures et de retrouvailles entre Tif et Oh sont emplies d’émotion, même pour les adultes), et le film délivre un message de tolérance envers les individus et les races, plus que bienvenu. Le film (que j’ai vu en 2D) remplit bien son cahier des charges techniques, c’est très bien fait visuellement, et une bande son convaincante. On regrettera que le personnage du chef très réussi soit aussi peu présent, mais aussi on déplorera un rythme un peu alternatif qui patine parfois, et à l’instar de « Pourquoi j’ai pas mangé mon père », un détournement malsain constant de la langue française (à force de voir leurs héros mal parler, les enfants risquent de les imiter). Si le film manque un peu sa cible adulte, il faut reconnaître que les enfants devraient adorer et se régaler des gags jouant sur la méconnaissance de l’alien sur notre monde (et non, on ne mange pas les bonbons bleus aux toilettes !!)

 

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SCENARIO 63%
MISE EN SCENE 75%
PERSONNAGES 71%
BANDE SON 79%
APPRECIATION GENERALE 62%
Vote final

L'unique film du studio Dreamworks animation en 2015 est ce qu'on pourrait appeler un film gentillet qui s'adresse essentiellement aux enfants. "En route" manque un peu sa cible adulte mais délivre un message de tolérance et de bienveillance attachant, malgré un rythme défaillant, un manque de folie et une intrigue classique.

Note finale 70%