Animation

Astérix – Le domaine des dieux : La potion magique


Nous sommes en 50 avant Jésus-Christ ; toute la Gaule est occupée par les Romains… Toute ? Non ! Car un village peuplé d’irréductibles Gaulois résiste encore et toujours à l’envahisseur. Exaspéré par la situation, Jules César décide de changer de tactique : puisque ses armées sont incapables de s’imposer par la force, c’est la civilisation romaine elle-même qui saura séduire ces barbares Gaulois. Il fait donc construire à côté du village un domaine résidentiel luxueux destiné à des propriétaires romains. : « Le Domaine des Dieux ». Nos amis gaulois résisteront ils à l’appât du gain et au confort romain ? Leur village deviendra-t-il une simple attraction touristique ? Astérix et Obélix vont tout faire pour contrecarrer les plans de César.

  • Réalisateur(s): Louis Clichy et Alexandre Astier
  • Acteurs principaux: les voix de Roger Carel, Guillaume Briat, Lorant Deutsch, Géraldine Nakache, Elie Semoun
  • Date de sortie: 26/11/2014
  • Nationalité: Franco-belge
Avé César...

Avé César…

 

Après deux derniers opus en prises de vues réelles assez décevants (« Astérix aux Jeux Olympiques » (2008) et « Astérix et Obélix, au service de sa majesté » (2012)), on retrouve avec plaisir la célèbre bande dessinée de René Goscinny et Albert Uderzo, qui revient aux fondamentaux de la version animée, qui selon moi, est le meilleur format pour adapter l’univers si particulier de la B.D. Qu’il s’agisse d’ « Astérix et Cléopâtre », « Les douze travaux d’Astérix » ou encore « Astérix et les indiens », et j’en passe (et des meilleures), les versions animées parviennent à respecter une fidélité à la B.D et à transmettre l’énergie de celle ci.

Si la formule est finalement très souvent la même, ce nouvel épisode semble avoir été conçu pour satisfaire tout le monde (petits et grands), alors que la majorité des films d’animations ont le mauvais vice de ne s’adresser qu’aux enfants, même s’il faut reconnaître que les choses vont dans le bon sens ces derniers mois (avec le tonitruant « Monsieur Peabody » et le très réussi « Dragons 2 »).

Co-réalisateur du film, Alexandre Astier parvient avec cet épisode à insuffler une certaine dose de modernité, tant bien dans sa narration avec des situations empruntées à la vie actuelle (on pense à la pile de dossiers administratifs, ou au rapport à l’argent entre autres), qu’aux niveau des dialogues enlevés, fins et souvent très drôles. 

Par toutatis...

Par toutatis…

 

Le film a la faculté (et la réussite) d’exploiter tous les potentiels des éléments phares de la BD : la peur des arbres d’Idéfix, la potion magique qui vient à manquer et où les Gaulois, assez faibles d’esprit et souvent naïfs, vont, dans une scène tordante, simuler les pouvoirs de cette potion face aux romains. Emmené par la patte d’Alexandre Astier, qui parvient à insuffler une certaines dose de sa série « Kaamelot », son film est survitaminé et très agréable à suivre, porté par un rythme endiablé dans les situations et dans les dialogues. J’ai vu cet opus en 2D mais on s’adapte très rapidement à cette version relief, qui offre de très bonnes envolées visuelles.

Le casting vocal est encore très bon, Roger Carel y reprend la voix historique d’Astérix, Guillaume Briat remplace avec brio le regretté Pierre Tornade pour Obélix, et l’ensemble du casting vocal se révèle très réussi : on y croise Laurent Laffite, Lorant Deutsch, Alain Chabat, Géraldine Nakache ou encore l’irrésistible Elie Semoun, qui, même si on l’entend dans presque tous les films d’animations, donne à ses personnages, cette voix sur-aigüe et des dialogues qui font souvent mouches. A noter que le doublage des voix a été enregistré avant le dessin du film, ce qui est assez rare dans le cinéma d’animation.

 

 

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SCENARIO 78%
MISE EN SCENE 83%
VOIX DES PERSONNAGES 87%
ASPECT VISUEL 92%
BANDE SON 81%
APPRECIATION GENERALE 83%
Vote final

Porté par un rythme survitaminé, le retour d'Astérix en version animée est une franche réussite (après deux opus en prise de vues réelles très décevants). Entre fidélité à l'oeuvre de Goscinny et Uderzo, et modernité, que porte Alexandre Astier dans les situations irrésistibles et dans l'humour décapant, qui satisferont petits et grands.

Note finale 84%