Animation

Appleseed Alpha: notre avis


La Troisième Guerre mondiale (2099-2126) a ravagé une partie de la Terre. Les anciennes nations se reforment tandis que de nouvelles puissances apparaissent, et des groupes d’humains survivent dans des villes en ruines.
L’histoire nous entraîne aux côtés de Deunan Knute et de son partenaire Briareos dans leur recherche de la légendaire cité d’Olympus.

  • Réalisateur(s): Shinji Arakami
  • Acteurs principaux: Luci Christian, David Matranga
  • Date de sortie: 23/07/2014
  • Nationalité: Japonaise

 

Un couple hors-norme !

Un couple hors-norme !

Au départ, Appleseed est un manga issu des années 80, crée par Masamune Shirow, un mangaka réputé pour avoir mis en place et imaginé des oeuvres cyberpunk. Le nom de cet artiste japonais fut mondialement connu grâce à la sortie de Ghost in the Shell en long-métrage animé. Pour ce qui est de la licence Appleseed, elle avait déjà fait l’objet de plusieurs adaptations par le passé. Une, en animation en traditionnelle à la fin des années 80, sorti sous forme d’OAV. Puis bien plus tard, une autre, sous forme de diptyque en images de synthèses, sorti respectivement en 2005 et 2007 en France (l’un au cinéma et l’autre directement sur support vidéo). A ce propos, ces deux films, que j’avais copieusement détesté, avaient la particularité d’utiliser le cell-shading. Une technique adoptée dans le monde du jeux vidéo, permettant de transformer des images 3D en images 2D. Elle est caractérisée par l’ajout de contours noirs (simulation du tracé de crayon sur les personnages) et une accentuation des ombres avec une délimitation.

D’ordinaire ce procédé est fort appréciable, mais sur ces films, l’aspect était particulièrement raté, et ça semblait déjà suranné. Or, ce troisième volet réalisé par Shinji Aramaki, change la donne, et opte pour le parti pris d’une 3D classique, si je puis dire. Pour un maximum de réalisme dans le rendu et l’expression visuelle. Et je dois dire que, même si c’est loin de rivaliser avec d’autres productions du genre, c’est beaucoup plus convaincant que l’ancienne méthode. Certes, les environnements sont vides et l’animation des personnages est plus que perfectible, mais j’ai trouvé l’ensemble joli et harmonieux. C’est d’autant plus réussi en terme de rendu et de design sur tout ce qui est relatif aux armures, combinaisons, exosquelettes, robots et autres mechas. Ce qui est logique, vu que c’est la grande spécialité d’Aramaki: en effet, avant de devenir cinéaste, sa carrière était basée sur ce type de travail avant tout.

Le design des armures est une grande réussite

Le design des armures est une grande réussite

Pour ce qui est du scénario, il est sur le papier et à l’écran, bien plus basique et moins ambitieux que les autres opus en terme de thématiques notamment, mais contrairement aux précédents, ça va droit au but, et donc, c’est narré de manière bien plus efficace. Dans cette nouvelle histoire (qui est en fait un prequel), on retrouve Deunan et son compagnon cyborg Briareos. Un couple plutôt atypique, qui travaille pour un personnage pas très recommandable. Au cours d’une mission lambda, ils tombent par hasard sur deux citoyens d’Olympus, qui sont recherchés par Talos, un cyborg au sombre dessein. Et vu que le hasard fait bien les choses, ces personnes ont une grande importance pour la survie du reste de l’humanité. C’est alors que nos héros décident de leur prêter main-forte. Comme je l’ai indiqué précédemment, ça ne vole pas bien haut, d’autant plus que le long-métrage dure moins d’1h30. Par conséquent, il y a très peu de place pour développer quelque chose de substantiel, en contrepartie il y a un rythme enlevé et des scènes d’actions bien troussées.

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Scénario 57%
Réalisation 72%
Ambiance sonore 68%
Appréciation globale 65%
Vote final

J'ai surtout envie de retenir les éléments positifs, et pourtant ça partait mal avec une introduction pas très inspirée: un combat brouillon dans une rame de métro, accompagné, en fond sonore, par du dubstep de mauvais goût. Le paradoxe veut que ce soit l'épisode le plus confidentiel (peu de promo, sorti en catimini), et c'est à ma grande surprise, le plus réussi en terme divertissement pur.

Note finale 65%
Note des Lecteurs
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