Actualités

Festival International du film d’Amiens : Jour 8 (8/8) – Samedi 22 Novembre


Après 8 jours de cinéma (presque) non-stop, le Festival International du film d’Amiens s’apprête à tirer les rideaux sur sa 34ème édition.

 

Commençons d’abord par aborder le Palmarès dévoilé hier soir du FIFAM 2014 :

Grand prix du long du long-métrage (Licorne d’Or) : VENTOS DE AGOSTO de Gabriel Mascaro (Brésil)

Prix de la ville d’Amiens (Prix de la meilleure réalisation) : Fernand MELGAR pour L’ABRI (Suisse)

Prix d’interprétation féminine : Hadas YARON pour FELIX ET MEIRA (Canada)

Prix d’interprétation masculine : Luzer TWERSKY pour FELIX ET MEIRA (Canada)

Prix du public : CHARLIE’S COUNTRY de Rolf de Heer (Australie)

Prix du Syndicat Français de la Critique de Cinéma : LE CHALLAT DE TUNIS de Kaouther Ben Hania (Tunisie/France/Canada/Emirats arabes Unis)

Prix du moyen-métrage : ANIMAL SERENADE de Béryl Peillard (France)

Prix du Documentaire sur Grand Ecran : TERRITOIRE DE LA LIBERTE d’Alexander Kusnetsov (France/Suisse)

Prix Fémis : ex-aequo SYMPHONY N°42 de Réka Bucsi (Hongrie) et ERRANCE de Peter Dourountzis (France)

Prix SIGNIS (Association catholique mondiale pour la communication) : VIOLENT d’Andrew Huculiak (Canada)

Prix des Enfants de la licorne : MISTER H de Bernard Payen (France/Brésil)

Prix de la Maison d’arrêt d’Amiens :

Prix du quartier femme : MISTER H de Bernard Payen (France/Brésil), mention spéciale à 37,4°S d’Adriano Valerio (France)

Prix du quartier homme : ANIMAL SERENADE de Béryd Peillard (France), mention spéciale à GARCONNE de Nicolas Sarkissian (France)

Mais avant, il nous fallait terminer, avec tout d’abord une masterclass :

10h30 : Masterclass Vittorio Storaro

V_Storaro-03672

Comme on peut le voir sur cette photo, issue du site du Festival du film, la salle était plutôt bien remplie (mais pas pleine) pour assister à la masterclass du célèbre directeur de la photographie italien, Vittorio Storaro. Il a notamment reçu  trois Oscar, avec trois réalisateurs différents : « Apocalypse now » (1979), « Reds » (1981) et « Le dernier empereur » (1987). Je suis arrivé dès 9h15, pour une masterclass qui a commencé à 10h30 précises. L’objectif de cette masterclass est de parler du voyage de la vie de Vittorio Storaro au travers des oeuvres d’art qui l’ont le plus inspiré. Sur ce point, j’ai d’ailleurs été un peu puisque pendant près d’1h45, il n’a été question que de peinture, et finalement pas tellement de cinéma.

Storaro a donc fait part de son parcours, où il a eu la chance de tourner des films internationaux, grâce à son père projectionniste qui lui a montré « Les lumières de la ville » de Charlie Chaplin, et il est tombé amoureux du cinéma grâce à ce film. Vittorio Storaro a vite eu conscience que toutes les idées de la lumière venaient d’instincts ou d’émotions, ce qu’il avait du mal à expliquer aux réalisateurs. Or, pour travailler dans ce domaine, il devait avoir connaissance de l’art. Le tableau « L’appel de St Mathieu » a changé sa façon de faire, utilisant des compositions horizontales et verticales. Selon lui, le cinéma regroupe toutes les formes d’art. Storaro a notamment ensuite fait part du mythe de caverne de Platon et a fait le rapprochement avec le cinéma. Pour lui, le cinéma ne peut pas montrer la réalité, ce n’est qu’une interprétation de la réalité, comme le mythe de la caverne. Globalement, cette masterclass a été pour moi relativement frustrante, j’aurai aimé que Storaro nous parle un peu plus de ses films (et de la lumière dans ses films), et pas uniquement par le prisme de la peinture et de ses influences.

Après une rapide pause déjeuner, j’ai ensuite assisté au tout dernier film de ce Festival du film d’Amiens :

14h : TOUS LES MATINS DU MONDE 

tous-les-matins-du-monde-04-g

Dernier film dans la rétrospective consacrée à Jean-Pierre Marielle, « Tous les matins du monde » est un film d’Alain Corneau, qui a remporté sept César en 1992. Le film retrace la vie de Marin Marais, prestigieux violiste de Louis XIV qui se souvient de son apprentissage avec Monsieur de Sainte Colombe, grand maître de la viole de gambe. Si le film peut présenter un certain charme, je ne sais pas si c’est lié à l’état de fatigue ou au film, mais je n’ai pas du tout été séduit par ce film très très austère, très lent et assez peu passionnant pour ma part. « Tous les matins du monde » vaut, en cette fin de festival, tous les somnifères du monde ! Très loin des rôles de fort en gueule qu’à traditionnellement Jean-Pierre Marielle, et force est de constater que j’ai mille fois préféré son rôle dans « Les galettes de Pont-Aven » ou encore « Calmos ».

Il est désormais temps de quitter ce 34ème Festival du film d’Amiens, qui nous a donné énormément d’émotions et de bonnes surprises, des déceptions aussi mais c’est surtout les rencontres et les bons souvenirs que l’on va garder ce Festival, le meilleur du monde !!!

A l’année prochaine pour la 35 ème édition !! Et à très vite sur Nos meilleurs films !!

email