Actualités

Festival international du film d’Amiens : Jour 7 (7/8) – Vendredi 21 Novembre


Avant-dernière journée au Festival International du film d’Amiens, la fin approche à grands pas, les cernes sont là, les légers tremblements oculaires liées à la fatigue également, mais cette dernière journée a de quoi tenir éveillée !

Dès 11h, c’est l’avant-dernier film en compétition, DE LA TERRE SUR LA LANGUE (de Ruben Mendoza)

de la terre sur la langue

Comme tous les films en compétition, un article unique lui sera consacré dans la rubrique « Nos avis ciné ». En attendant, « De la terre sur la langue » est un film âpre, dur qui montre un homme mourant qui demande à ses petits-enfants de le tuer selon un plan précis, en échange des terres. Ce film est plutôt réussi dans sa mise en scène de l’écho, où plusieurs scènes nous montre le retentissement sur d’autres scènes. Le film montre aussi une putréfaction progressive des corps même si c’est dommage que le film n’interroge pas assez le questionnement intérieur des deux petits-enfants et se perd dans une narration pas suffisamment développée.

Après une petite pause déjeuner, j’ai assisté à la fin de la remise des prix spéciaux, avec deux prix remis : celui des Enfants de la Licorne (dans la section courts-métrages européens) remis à MISTER H (que je n’ai pas vu malheureusement) et le Prix Signis (Association catholique mondiale pour la communication) remis à VIOLENT (selon moi, le plus mauvais des 7 films en compétition que j’ai vu dans ce Festival)

Puis, à 14h, suite et fin de la compétition internationale, avec CHARLIE’S COUNTRY(de Rolf de Heer)

CannesCharliesCountry

Nous clôturons donc cette compétition internationale par ce film australien, signé Rolf de Heer. En mettant en avant la culture aborigène, le réalisateur dresse surtout le portrait d’un homme reclus et qui refuse de se soustraire à la culture « des blancs » comme il le dit souvent. Si le film n’est pas parfait (plusieurs longueurs au début et dans le passage en prison), il dégage une énergie et une force telle grâce à son acteur David Gulpilil absolument parfait !

Après le débat qui s’en est suivi avec le réalisateur, il y’a une bonne heure de pause où je n’ai pas fait grand chose, si ce n’est prendre quelques notes pour les critiques ici. Jusqu’à ce que je vois une dizaine de personnes s’agglutiner devant la vitre du bar VIP, et c’est fort logique, puisque la personne qui était derrière n’était autre que…Jean-Pierre Marielle, le grand invité de ce Festival ! J’ai pu prendre une petite photo mais pas très bonne, je rééssayerai demain !

Ensuite, un des moment attendus de cette journée, est le nouveau prix décerné par le Jury du Syndicat français de la critique de cinéma, composé de Danièle Heymann (critique de l’hebdomadaire Marianne et dans le Masque et la plume sur France Inter), de Isabelle Danel (critique du mensuel Première) et Xavier Leherpeur (critique du mensuel Studio ciné Live, dans « Le cercle » sur Canal + et dans le Masque et la plume sur France Inter). Ce débat, est une grande et belle nouveauté du festival. Orchestré par Fabien Gaffez, le directeur artistique du Festival du film, les 3 critiques ont débattus devant un comité réduit de 5 des 8 films en compétition (« L’abri », « Le challat de Tunis », « Charlie’s country » « Félix et Meira », et « Ventos de agosto »). Bonne nouvelle, « Un jeune poète » (que je n’ai pas pu voir) et « Violent » (que je n’ai pas aimé) ne seront pas abordés ! Ce débat fut très intéressant, car entre chaque film, le public pouvait intervenir, et je ne me suis pas gêné pour défendre « L’abri » ou critiquer « Félix et Meira ». Après longue (très longue) hésitation surtout entre les 3 derniers (L’abri, Le challat de Tunis et Ventos de agosto), c’est finalement le film « Le challat de Tunis » à 2 voix contre 1 pour « L’abri » qui remporte le 1er Prix du Jury du syndicat de la critique !

Je vous parlais d’une belle rencontre faite sur ce Festival, c’est avec Xavier Leherpeur avec qui j’ai eu la chance de parler de longues minutes hier, et à nouveau aujourd’hui. C’est toujours très étrange de voir quelqu’un qu’on l’habitude d’écouter, de lire et de regarder (et dont on apprécie la plume acerbe et toujours drôle!!). Rassurez-vous, il est toujours aussi drôle en vrai, n’hésitant pas à parler de l’acteur de « Ventos de agosto » gâté par la nature, ou en taclant toujours gentiment ses collègues. Une vraie rencontre avec un critique que j’adore !

Demain, pour le dernier jour de Festival :

–> Masterclass de Vittorio Storaro (directeur de la photographie italien)

–> « Tous les matins du monde » d’Alain Corneau, avec J-P Marielle, pour mon film de clôture de ce 34ème FIFAM

Ne vous inquiétez pas du léger retard des critiques des films en compétition, ça va bientôt venir, je préfère qu’elles soient de qualité, quitte à arriver légèrement en retard !

Demain est un autre jour !

 

email