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Critiques express des films vus cet été


Fini l’été ! Pour prolonger un peu le plaisir, voici les critiques express des films vus cet été. Faute de temps et en raison d’un problème technique, cet article intervient avec un peu de retard et englobe JUILLET et AOUT. Bonne lecture !

Au sommaire :

  • CARS 3
  • SALES GOSSES
  • LA PLANETE DES SINGES 3 : Suprématie
  • ANNABELLE 2, les origines du mal
  • LONDON HOUSE
  • NES EN CHINE
  • HITMAN ET BODYGUARD
  • VALERIAN ET LA CITE DES 1000 PLANETES
  • BONNE POMME
  • LES HOMMES DU FEU
  • BABY DRIVER

CARS 3

Dépassé par une nouvelle génération de bolides ultra-rapides, le célèbre Flash McQueen se retrouve mis sur la touche d’un sport qu’il adore. Pour revenir dans la course et prouver, en souvenir de Doc Hudson, que le n° 95 a toujours sa place dans la Piston Cup, il devra faire preuve d’ingéniosité. L’aide d’une jeune mécanicienne pleine d’enthousiasme, Cruz Ramirez, qui rêve elle aussi de victoire, lui sera d’un précieux secours…

Sorti en 2006, « Cars » a permis au studio Pixar, qui venait alors de fusionner avec Disney de cartonner et d’accélérer sa notoriété. 2 millions de spectateurs français pour le premier, 2.8 pour le deuxième. « Cars » est aussi une fructueuse opération de marketing, où à la manière des « Minions », on ne compte plus les jouets, jeux vidéos, cartables et autres agendas à effigie de Flash McQuuen. On retrouve cette fois le célèbre bolide floqué du numéro 95 au crépuscule de sa carrière. La bonne idée principale du film est d’avoir su faire vieillir son personnage (là où cette question est souvent taboue dans les films d’animation). Après un deuxième opus beaucoup trop enfantin, ce « Cars 3 » s’annonce plus sombre dans son récit de retraite du héros, et se révèle rythmé. Mieux qu’éviter la sortie de route, ce Pixar carbure à l’humour et à la réflexion autour de la transmission générationnelle. En témoigne les références avec le premier film (l’héritage d’Hudson omniprésent), et le passage de relais, avec un final surprenant, qui appelle à un spin-off à l’avenir.

Note finale : 78%

 

SALES GOSSES

Cet été, Alex se retrouve moniteur d’une « colo » très particulière. Car ici point d’enfants ni de têtes blondes… mais des retraités et des cheveux blancs. Ces charmants pensionnaires vont lui en faire voir de toutes les couleurs. Retraités déchaînés en colo, monos au bout du rouleau : il n’y pas d’âge pour être un sale gosse !

Premier long-métrage de Frédéric Quiring après la réalisation d’épisodes de séries télé, « Sales gosses » avait tout pour être le film de l’été. A l’instar des films de vacances (« Les Bronzés », « Les sous-doués en vacances »), « Sales gosses » est une comédie sympathique, s’organisant comme un conflit entre générations. D’un côté, Alex (incarné par Thomas Solivérès, déjà présent dans « Mon poussin ») animateur d’une colo pour personnes âgées, de l’autre côté, ces mêmes retraités, qui, vont vouloir se venger après une crasse. Démarre alors un savoureux conflit ponctué de bêtises assez amusant. Evidemment, « Sales gosses » n’a rien de transcendant et ne dépasse pas la simple chronique estivale, mais la comédie remplit parfaitement son rôle de film distrayant. Et c’est déjà ça…

Note finale : 66%

LA PLANETE DES SINGES : Suprématie 

Dans ce volet final de la trilogie, César, à la tête des Singes, doit défendre les siens contre une armée humaine prônant leur destruction. L’issue du combat déterminera non seulement le destin de chaque espèce, mais aussi l’avenir de la planète.

Ce remake de « La Planète des singes » adapté de l’oeuvre de Pierre Boulle, avait bien commencé avec un premier opus baptisé « Les origines » plaisant et fascinant. Si le deuxième épisode était beaucoup plus axé sur l’action, ce dernier film « Suprématie » est censé clore cette saga en forme de feu d’artifice. Finalement, ce film tient plus du pétard mouillé. Si visuellement, il n’y a rien à redire. Matt Reeves repousse un peu plus loin les barrières du réalisme pour rendre les singes plus vivants que jamais. Le bat blesse dans son scénario souvent confus, ne contient aucune séquences mémorables (loin de la première adaptation). S’appuyant sur de pseudos réflexions psychologiques et anthropologiques, ce film nous laisse sur notre faim, et clôt la saga d’une bien étrange et décevante manière.

Note finale : 58%

ANNABELLE 2, la création du mal

Elle est de retour ! Encore traumatisés par la mort tragique de leur petite fille, un fabricant de poupées et sa femme recueillent une bonne sœur et les toutes jeunes pensionnaires d’un orphelinat dévasté. Mais ce petit monde est bientôt la cible d’Annabelle, créature du fabricant possédée par un démon…

Sorti en 2014, le premier « Annabelle » avait réalisé un joli succès avec 257 millions de dollards de recettes dans le monde. Pourtant, la qualité du film nous laissait quelque peu sur notre faim, et décevait par sa promesse de film effrayant mais finalement ennuyeux. Le producteur Peter Safran et le cinéaste James Wan (auteur des réussis « Insidious » et « Conjuring ») ont décidés de revenir aux origines de la poupée maléfique. Pour ce deuxième opus, changement de réalisateur. John R.Leonetti (parti pour d’autres aventures horrifiques avec « I wish ») laisse sa place à David F.Sandberg, qui avait signé le plutôt brillant « Dans le noir » l’an dernier. Sandberg prend à bras le corps cette néo-saga horrifique de la meilleure des manières. Réussi dans sa manière de déployer ses scènes d’épouvante sans fioriture, « Annabelle 2 » est également très convaincant dans son scénario malin. Sandberg prend le temps de fureter la maison dans le moindre recoin avec de très bonnes idées (mention spéciale au monte-escalier) conférant au film une atmosphère angoissante et nettement plus flippante que le premier opus.

Note finale : 75%

LONDON HOUSE

Dans un quartier résidentiel de Londres, Kate et Justin, trentenaires bientôt parents, occupent un grand appartement au premier étage d’une belle maison bourgeoise. Lorsque Theresa et Jon, un couple aisé également dans l’attente d’un enfant, emménagent dans l’appartement du rez-de-chaussée, les deux couples se lient d’amitié. Kate est fascinée par Theresa mais au fil d’événements troublants, elle est envahie par un sentiment d’inquiétude qui va se transformer en un véritable cauchemar.

Déjà scénariste du très bon « HHhH », David Farr a signé son premier long-métrage « London House », sorti quelques mois auparavant. L’histoire de deux couples se liant d’amitié, mais dont la relation va virer au cauchemar après un malencontreux accident. David Farr semble clairement s’inspirer du meilleur de Roman Polanski, en abordant à la fois les thèmes de la maternité (Rosemary’s baby) et le suspense lié au film d’appartement (Le locataire). Il en résulte un thriller assez palpitant empruntant des chemins de traverse. Clémence Poésy y est saisissante dans son rôle de mère, et Laura Birn parvient à nous ficher les jetons dans ses étranges motivations. Si l’on regrette les quelques facilités du scénario, « London house » est un thriller de haute tenue qui, à défaut de réinventer le genre, lui rend un hommage appuyé.

Note finale :  75%

NES EN CHINE

Yaya, une maman panda géant guide son petit Mei Mei alors qu’il explore le monde et gagne en indépendance.
Tao Tao, un Rhinopithèque de Roxellane -plus communément appelé singe doré – âgé de deux ans cherche sa place au sein de sa famille  après la naissance de sa petite sœur
Dawa, une panthère des neiges – un animal mystérieux rarement observé par l’homme –confrontée à l’incroyable difficulté d’élever ses deux petits dans l’un des habitats les plus hostiles et les plus impitoyables du monde.

Disneynature continue d’explorer le monde dans ses documentaires de bonne facture. Depuis 2004 et le succès de « La marche de l’empereur », Disney a crée une branche spécifiquement dédiée à la production de documentaires sur la nature. Parmi la dizaine de longs-métrages, on se souvient des sublimes « Océans » de Jacques Perrin (2009), « Félins » (2011), « Grizzlis » (2014) et des instructifs « Pollen » (2011) ou encore « Il était une forêt » (2013). Quelques mois après « L’empereur » (la suite de « La marche de l ’empereur »), Disneynature réinvestit de nouveau nos salles avec « Nés en Chine », qui pour particularité de, non plus s’intéresser à un type d’animal, mais à divers animaux qui peuplent une région, en l’occurrence ici un pays, la Chine. Plus spécifiquement, on suit 4 animaux : les pandas géants filmés dans la Réserve naturelle de Wolong (dans la province du Suchuan), les panthères des neiges, établies dans la province du Qinghai, à plus de 5000 mètres d’altitude. On fait aussi la connaissance des grues, filmées dans la Réserve naturelle de Zhanglong et celle de Yancheng, et enfin des petits singes adorables issus de la Réserve naturelle de Kekexili.  Fruit d’une collaboration entre Disney et la Chine via le studio Chuan Films, il a fallu plus d’un an avant que « Né en Chine » sorte enfin sur nos écrans, le film étant sorti à l’été 2016 en Chine. L’attente vaut le coup tant « Né en Chine » est plutôt une réussite dans l’émerveillement qu’il dégage. Le film, qui ravira petits et grands, donne une belle leçon de vie animale tout en dégageant quelques pointes de réflexion sur la protection de l’environnement.

Note finale : 72%

HITMAN ET BODYGUARD

Un redoutable tueur à gages est contraint de témoigner contre son ancien employeur devant la Cour internationale de justice de La Haye. Interpol est alors chargée de l’escorter jusqu’aux Pays-Bas et engage le meilleur garde du corps du métier pour mener à bien cette mission. Mais c’était sans savoir que depuis des années, les deux hommes s’opposent : les voilà désormais obligés de s’associer pour tenter de survivre aux pires épreuves… De l’Angleterre à La Haye, ils vont vivre une aventure délirante, une succession infernale de tentatives de meurtre, de courses-poursuites pour échapper à un dictateur d’Europe de l’Est prêt à tout pour les éliminer.

« Hitman et Bodyguard » est à rattacher au film dit « buddy movie », qui met en scène un duo de héros très différents (à l’instar de « L’arme fatale » ou « Men in Black »). Cette fausse suite d’ « Hitman » met en scène de manière originale et savoureuse un chauffeur incarné par Ryan Reynolds et un tueur à gages joué par Samuel L.Jackson. Si le scénario n’est pas forcément follement original, cette comédie d’action a un pouvoir hautement distrayant. Les courses-poursuites sont prenantes, et le film gagne en comédie par le rire communicatif de Samuel L.Jackson.

Note finale : 68%

VALERIAN ET LA CITE DES MILLE PLANETES

Au 28ème siècle, Valérian et Laureline forment une équipe d’agents spatio-temporels chargés de maintenir l’ordre dans les territoires humains. Mandaté par le Ministre de la Défense, le duo part en mission sur l’extraordinaire cité intergalactique Alpha – une métropole en constante expansion où des espèces venues de l’univers tout entier ont convergé au fil des siècles pour partager leurs connaissances, leur savoir-faire et leur culture. Un mystère se cache au cœur d’Alpha, une force obscure qui menace l’existence paisible de la Cité des Mille Planètes. Valérian et Laureline vont devoir engager une course contre la montre pour identifier la terrible menace et sauvegarder non seulement Alpha, mais l’avenir de l’univers.

Avec près de 200 millions de dollars de budget, « Valérian » fut incontestablement attendu comme le blockbuster de l’été ! Luc Besson a mis tout son temps et son coeur pour respecter au mieux l’univers de Mézières et Christin. Si le film est un véritable tourbillon visuel, avec un soin graphique d’une beauté inoui. Luc Besson parvient à nous immerger dans un monde merveilleux à la croisée des chemins entre « Avatar » et « Star Wars ». Malheureusement, après une demie-heure prenante, le scénario finit vite par lasser. Luc Besson oublie son scénario en cours de route et rend le film assez indigeste doté d’un humour sans cesse axé sur l’ironie. De plus, si Dane DeHaan (déjà impressionnant dans « A cure for life ») fait le job, Cara Delevingne est très vite agaçante et antipathique. Au final, « Valérian » déçoit d’un point de vue scénaristique en laissant une forte impression de déjà-vue, et se sauve (un peu) grâce à ses effets spéciaux.

Note finale : 61%

 

BONNE POMME

Gérard en marre d’être pris pour une bonne pomme par sa belle famille.  Il quitte tout et part reprendre un garage dans un village niché au fin  fond du Gâtinais… En face du garage, il y a une ravissante auberge, tenue par Barbara: une femme magnifique, déconcertante, mystérieuse, imprévisible.  Leur rencontre fera des étincelles…

« Bonne pomme » est certainement la plus grosse déception de cette rentrée ! Pourtant, la promo nous laissait deviner un film prometteur. Depardieu et Deneuve réunis ensemble de nouveau (chose déjà faite dans une dizaine de films dont « Le dernier métro » ou encore « Potiche), une affiche montrant une pomme croquée des deux côtés dans des couleurs pimpantes assez alléchante. Malheureusement, là où on s’attendait à une comédie acidulée sur une rencontre de caractères, « Bonne pomme » reste farineux dans ses bons sentiments, et semble resté coincé dans les années 90 avec un style très « vieille France ». Foutraque et rempli de sous-intrigues toutes inutiles, son scénario oublie son point de départ par son accumulation lassante, et une mise en scène manquant singulièrement d’ambition. Reste le duo Depardieu-Deneuve qui sauve (un peu) le film. Digne d’un téléfilm, pas d’un film de cinéma.

Note finale : 54%

 

LES HOMMES DU FEU

Philippe, 45 ans, dirige une caserne dans le Sud de la France. L’été est chaud. Les feux partent de partout, criminels ou pas. Arrive Bénédicte, adjudant-chef, même grade que Xavier, un quadra aguerri : tension sur le terrain, tensions aussi au sein de la brigade… Plongée dans la vie de ces grands héros : courageux face au feu, mais aussi en 1ère ligne de notre quotidien.

Sorti au début de l’été, « Les hommes du feu » rend un hommage vibrant au métier de pompier. A l’instar d' »Hippocrate », on suit le côté pile du métier concerné, et le côté face de la vie privée de ces héros souvent anonymes. Le film a de nombreuses qualités dans son récit et ses sous-intrigues passionnantes : le pompier pyromane, le stagiaire gay, le manque de personnel. Roschdy Zem y apporte tout son coeur. Malgré tout, le film garde son impression de fiche-métier mécanique mais le plus gros défaut du film reste ses 20 dernières minutes totalement en roue libre, un fois que l’intrigue principale est résolue.

Note finale : 63%

 

 

BABY DRIVER

Chauffeur pour des braqueurs de banque, Baby a un truc pour être le meilleur dans sa partie : il roule au rythme de sa propre playlist. Lorsqu’il rencontre la fille de ses rêves, Baby cherche à mettre fin à ses activités criminelles pour revenir dans le droit chemin. Mais il est forcé de travailler pour un grand patron du crime et le braquage tourne mal… Désormais, sa liberté, son avenir avec la fille qu’il aime et sa vie sont en jeu.

Sorti au coeur de l’été, « Baby driver » annonçait la couleur dans ses multiples bandes annonces (et autres promos) d’un film d’une « coolitude » absolue. Pour avoir eu la chance de voir ce film avec la technologie DBOX (le fauteuil bouge en fonction de l’action du film), « Baby driver » gagne à être vu pour ses scènes d’action retentissantes et ses courses-poursuites furieuses. Cependant, ce curieux mélange des genres (entre film d’action et comédie musico-pop) n’emporte pas tout à fait mon adhésion. Son scénario reste assez sage et les questionnements sur le bien et le mal sont classiques et guère originales. Le film reste assez niais même si l’interprétation d’Ansel Elgort réhausse l’intérêt du film.

Note finale : 64%

A très vite sur « Nos meilleurs films » !

 

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